Bah Oury veut combattre la malnutrition en Guinée : ‘’Un enfant mal nourri porte un handicap invisible, mais irrésistible’’

Prévu du 27 au 29 juillet 2025 à Addis-Abeba, la Guinée se prépare au 2ᵉ sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires. D’où la tenue, ce mercredi à Conakry, de l’ouverture de l’atelier national de validation du Rapport pays sur les systèmes alimentaires en Guinée, présidé par le Premier ministre Bah Oury.

À cette occasion, le représentant du Programme alimentaire mondial (PAM) en Guinée a réaffirmé l’engagement du système des Nations Unies à ‘’accompagner la Guinée dans la mise en œuvre de sa feuille de route nationale pour des systèmes alimentaires durables, résilients et inclusifs’’.

‘’Nous continuerons à soutenir les efforts de mobilisation des ressources, de renforcement des capacités et de plaidoyers pour une transformation équitable et fondée sur la science, mais aussi pour la réalisation des objectifs durables pour la Guinée’’, assure Cyridion Usengumuremyi.

Pour le chef du gouvernement, ‘’la nutrition est un levier fondamental du développement humain. Un enfant mal nourri porte un handicap invisible mais irrésistible’’.

Aux dires du Premier ministre, ‘’la question de la nutrition, très souvent, on n’en parle pas suffisamment parce que ce n’est pas une action dont les conséquences, bonnes ou mauvaises, sont mises en évidence dans le sens de la nutrition. La plupart du temps, lorsqu’on assure un diagnostic approfondi, on se rend compte que la question de la nutrition a été l’une des problématiques qui n’a pas été bien gérée durant la petite enfance. Le couple nutrition-vaccination doit désormais aller ensemble dans nos politiques publiques. Ensuite, nutrition-vaccination, la question scolaire, l’éducation. a Guinée aspire à aller dans cette direction pour rattraper, disons, un certain décalage au détriment de nos intérêts nationaux’’.

Pour faire face à la malnutrition, enseigne Bah Oury, ‘’il faut produire plus pour nous permettre d’avoir, en partie, une certaine forme de souveraineté et de sécurité alimentaires. Et cette étape nécessite l’implication du ministère de l’Industrie et du Commerce’’.

Et, ajoute-t-il, ‘’ça passe par l’émergence d’une autre forme d’économie que, en tant que pouvoir public, nous devons encourager. Il existe un peu partout des groupements féminins, même des ateliers de transformation agricole pour nourrir les enfants. Il faut qu’on aille au-delà de cette étape’’.

Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info 

00224 622 98 97 11/boussouriou.bah@visionguinee.info

Comments (0)
Add Comment