[dropcap]L[/dropcap]es populations s’attendaient à une baisse substantielle des prix des denrées alimentaires. Le passage du prix des produits pétroliers de 10000 à 9000 francs guinéens n’a pas eu d’impact sur le panier de la ménagère. C’est du moins de l’avis de citoyens rencontrés dans certain marché de la capitale.
Chez les vendeuses des produits halieutiques, le même constat se dégage. Foutamata Sylla témoigne : ‘’Avant tu pouvais acheter 4 à 5 poissons à 10 000 franc. Aujourd’hui, si tu n’as pas 50 000 francs au minimum, tu ne mangeras pas de poisson’’, estime-t-elle.
Logiquement, analyse Saran Camara, les prix aux marchés devaient être en fonction du prix du carburant à la pompe. ‘’Si on a baissé le prix des combustibles, ça devait se répercuter sur ceux des denrées alimentaires aussi. Car les fruits et légumes vendus dans les marchés viennent souvent de l’intérieur du pays. On a appris que le transport aussi a baissé, mais c’est loin d’être le cas sur le terrain ‘’, se lamente-t-elle, ajoutant que les autorités devraient faire ‘’preuve de bonne foi ‘’ pour améliorer les conditions des populations.
Attendons de voir si le gouvernement et les syndicats appliqueront scrupuleusement les clauses de la convention signée début janvier 2015.
Djiwo Barry, pour VisionGuinee.Info