Tout en saluant l’adoption de la loi organique encadrant les avantages accordés aux anciens présidents et chefs d’État, le ministre secrétaire général du gouvernement souligne l’importance de reconnaitre le mérite d’un homme ou d’une femme ayant consacré sa vie au service de la nation, en leur garantissant les privilèges, avantages et responsabilités qui en découlent.
Le ministre secrétaire général du gouvernement a tenu à saluer la ‘’clairvoyance, le courage et le sens de responsabilité’’ du président Mamadi Doumbouya.
Il affirme que ‘’ce n’est donc pas un hasard si le chef de l’État nous a orientés pour que le premier texte sur lequel nous travaillons soit ce texte hautement symbolique qui reconnaît l’avenir, qui reconnaît l’avenir en ce sens qu’un homme, une femme ayant consacré sa vie à un État doit être reconnu pour ses avantages, privilèges et devoirs. Ce choix a donc été conduit par ses orientations’’.
Selon le ministre Benoit Kamano, ‘’ce texte, qui tire son fondement de l’article 74, est très important. Il peut sembler technique, mais il ne l’est pas. Il dit quelque chose de très simple. Un État sérieux ne laisse pas ses institutions dans le flou. Il écrit la règle, il fixe le cadre et il renforce la République en réduisant les zones d’incertitude. C’est une loi de maturité institutionnelle, car son objet est clair : déterminer les privilèges, les avantages matériels et financiers, les modalités de protection, les garanties et les devoirs relatifs à l’humanité pour les actes accomplis dans l’exercice régulier des fonctions d’un ancien président de la République, d’un ancien chef de l’État. Autrement dit, elle précise ce qui est dû à la fonction et ce qui est exigé de ceux qui l’ont exercée’’.
Le patron du secrétariat général du gouvernement souligne que ‘’dans toutes les démocraties qui se respectent, la sortie du pouvoir est organisée, non pour instituer une quelconque catégorie à part, mais pour éviter que les transitions deviennent des zones de turbulence. L’État gagne en stabilité lorsque le droit éclaire l’action publique et contribue à apaiser les tensions. C’est un texte d’élégance politique’’.
Il fait gouverner que ‘’gouverner, c’est aussi organiser l’après. Je veux souligner l’élégance politique et la hauteur d’esprit du président de la République, Son Excellence, M. Mamadi Doumbouya. Cette élégance n’est pas un geste de surface. C’est une décision de fond. Préférez la règle écrite à la décision discrétionnaire. Préférez l’institution à la réaction. Préférez la continuité de l’État aux considérations du moment. Un pouvoir n’est réellement fort que lorsqu’il accepte de se discipliner lui-même’’.
‘’La force, ce n’est pas la durée. La force, c’est la règle qu’il laisse derrière soi. La justice sociale et le cœur d’équilibre de cette loi sont, d’un côté, la République qui doit honorer la dignité de la charge suprême, le protocole, la sécurité, la prise en charge médicale, les moyens de représentation, mais aussi, de l’autre, la République qui doit protéger l’intérêt général encadré, limité et contrôlé’’, enseigne le ministre Kamano.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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