Face à l’ampleur de la crise qui se profile, il me paraît opportun que le Premier Ministre, Monsieur Amadou Oury Bah, convoque en urgence une rencontre spéciale consacrée à la situation des produits pétroliers en Guinée.
Cette réunion devrait rassembler l’ensemble des acteurs de la chaîne d’approvisionnement, notamment les responsables de la Société Nationale des Pétroles (SONAP) et les patrons de stations-service afin d’élaborer un plan rigoureux de gestion des stocks disponibles et de prévenir toute pénurie dans les jours à venir.
Dans un contexte aussi sensible, l’autorité de l’État doit s’exercer avec fermeté. Le premier ministre doit taper la table. Les crises artificiellement entretenues à des fins d’intérêts particuliers fragilisent la cohésion nationale et exposent le pays à des tensions sociales inutiles.
Anticiper ces dérives, encadrer strictement les pratiques et rappeler chacun à ses responsabilités constituent non seulement une mesure de protection des citoyens, mais également un soutien direct à l’action du Président Mamadi Doumbouya et de son Gouvernement.
Au regard des difficultés de liquidité que traverse le pays, il est impératif d’éviter toute crise de carburant, d’autant plus que les stocks existent.
La priorité doit être la transparence dans la distribution, la régulation efficace du marché et la dissuasion claire de toute tentative de spéculation ou de rétention abusive.
La fermeté, alliée à un dialogue structuré avec les professionnels du secteur, permettra de préserver l’intérêt général. Le Premier ministre doit être ferme et taper la table pour que ces responsables du secteur pétrolier guinéen mesurent la gravité de la situation car le Guinéen est unique. C’est le seul qui est heureux en déclenchant une crise pour se faire de l’argent.
Je propose également la mise en place urgente d’un comité interministériel chargé de l’évaluation et du suivi permanent de la situation.
Ce mécanisme devrait assurer un contrôle régulier, responsable et méthodique de l’approvisionnement, jusqu’à l’apaisement des tensions internationales, notamment celles observées au Moyen-Orient, dont les répercussions influencent directement le marché mondial.
Avec la fermeture du détroit d’Ormuz par les Gardiens de la Révolution, à la suite des attaques américaines et israéliennes contre Téhéran, alors que ce détroit constitue un corridor stratégique, une paralysie systémique du trafic maritime apparaît comme un risque majeur, voire inévitable à court terme
Le pétrole demeure le nerf sciatique des activités économiques. Garantir sa disponibilité et sa gestion équitable, c’est protéger la stabilité sociale, soutenir la croissance et préserver la paix et la quiétude.
Dr. Karamo Kaba
Pharmacien_Ecrivain_Auteur
Tatakaba66@gmail.com