Après la grogne des avocats impliqués dans le procès du 28 septembre, le ministre de la justice Charles Wright est sorti jeudi de son silence pour mettre les points sur les i. Lors d’une rencontre avec les concernés, le garde des sceaux dit à qui veut l’entendre que l’Etat ne leur droit rien du tout.
Face à Charles Wright, au nom de ses pairs, Me Dinah Sampil a déclaré que le Groupement momentané des avocats du 28 septembre a été ‘’informé qu’une ligne budgétaire existerait. Ils ont poussé l’information jusqu’à affirmer le montant’’.
Des propos qui poussent le ministre de la justice à réagir pour indiquer que les avocats, réclamant leurs honoraires, ‘’donnent l’impression que l’Etat les abandonne’’.
‘’Maitre, aidez-nous à avoir ces informations. Il se peut que des lignes ont été prévues, cachées quelque part alors que nous ne le savons pas. Le budget qui a été voté, c’est après mon arrivée, pas avant. Comment une ligne peut être prévue à mon absence ?’’, demande-t-il à Me Sampil, ajoutant que ‘’j’étais très surpris quand j’ai vu à la télé ce qui s’est passé au tribunal. Je me suis dit que je ne méritais pas cela’’.
Maitre Dinah Sampil souligne qu’avec ‘’les temps qui courent, imaginez qu’on apprenne qu’il y a de l’argent (…)’’.
‘’Ce n’est pas la volonté qui manque. Je vous avais demandé de patienter. Je poserai clairement le problème à mes homologues en conseil interministériel afin qu’on pense à vous. Ce que vous êtes en train de faire, c’est vrai qu’il y a un manque à gagner. J’en suis conscient. Mais la manière de poser le problème, je ne suis pas d’accord avec vous’’, clarifie le ministre Wright, droit dans ses bottes.
‘’Détrompez-vous, rien n’est prévu ici pour vous. On n’a rien prévu pour les avocats. Parce qu’on dit que vous avez été constitués par vos parties. Le principe est clair là-dessus. Aucun avocat n’a été commis d’office. Donc, nous n’avons aucune obligation de prendre en charge quoi que ce soit’’, souligne-t-il, assurant qu’il connait les difficultés que traversent ses interlocuteurs.
‘’Me Sampil, je suis prêt à accompagner les avocats, mais une fois de plus, la forme en termes d’obligations est inacceptable pour moi. Je prends ça en termes de doléance. Cette doléance va être examinée par l’Etat pour vous accompagner’’, rassure-t-il.
Charles Wright a demandé aux membres du Groupement momentané des avocats du 28 septembre de lui soumettre un plan afin de les aider à bénéficier d’une subvention.
Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info
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