En présence des membres de son cabinet, le patron du département de la justice et des droits de l’homme a conféré mercredi avec l’ensemble des magistrats du parquet du pays. Objectif, vulgariser la nouvelle politique pénale du pays.
Alphonse Charles Wright indique que l’actualité nationale est marquée ces derniers temps par une montée en puissance de la criminalité, des cas de viols et d’autres infractions.
Il affirme que le manque de cohérence de la politique pénale sur l’étendue du territoire constitue l’un des facteurs qui favorisent la prolifération des infractions.
Le garde des sceaux estime que ‘’la justice ne s’occupe pas de notre sécurité, mais lorsqu’il y a des infractions, c’est une obligation pour les magistrats du ministère public, sous la direction desquels sont placés les officiers de police judiciaire, de mettre en mouvement l’action publique’’.
En plus de la politique pénale du gouvernement, précise-t-il, ‘’il y a la politique pénitentiaire. Les magistrats qui sont là sont du ministère public. Ils évoluent dans les deux ressorts des cour d’appel de Kankan et Conakry’’.
‘’Je leur ai rappelé leur obligation à assumer leurs fonctions parce que le citoyen lamda qui a tendance à ne plus croire en sa justice, n’a pas besoin qu’il y ait des actions silencieuses de la justice. Il a besoin d’actions fortes de répression de ces infractions’’, souligne le ministre de la justice et des droits de l’homme.
Présent à la rencontre, le procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) note que depuis l’indépendance de la Guinée, ‘’notre ne s’est pas doté d’une véritable politique pénale. On en a toujours parlé. Cette fois-ci, nous avons un document formalisé’’.
‘’Il faut qu’on harmonise les idées afin que tous les parquetiers soient outillés et que les infractions soient réprimées de façon légale’’, a conclu Kanfory Ibrahima Camara.
Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info
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