Durant quatre jours, des délégations conduites par les ministres de l’éducation du Mali, de la Centrafrique et leurs homologues de la Guinée, accompagnés des partenaires techniques et financiers, ont échangé autour du déploiement du nouveau modèle du partenariat mondial de l’éducation 2025. Au terme de cet atelier de partage d’expériences, ce vendredi 5 mai à Conakry, plusieurs recommandations ont été formulées par les participants.
La clôture de l’atelier régional sur le développement du nouveau modèle de financement du Partenariat mondial de l’éducation (GPE) qui va aider nos pays confrontés à des défis similaires dans la recherche et la mobilisation de financement de l’éducation, a eu lieu dans l’après-midi de ce vendredi à Conakry.
Après des échanges fructueux avec leurs homologues du Mali et de la Guinée, la délégation de la République Centrafricaine a recommandé l’appropriation du nouveau modèle du déploiement du financement GPE, l’appropriation du processus de la théorie du changement et les réformes dans les trois pays, l’apport des autres pays et de toutes les parties prenantes, contribution des autres pays pour le recadrage en vue d’améliorer le processus en cours et la prise en compte de l’approche genre, la scolarisation des filles.
La délégation malienne, après avoir noté plusieurs observations qui doivent faire l’objet d’ajustement et d’autres qui nécessitent un examen plus approfondi au niveau du comité technique mis en place dans le ministère de l’éducation nationale, a retenu la nécessité de dissocier la dimension genre de l’éducation des filles.
Pour ce faire, trois points ont été notés. Il s’agit de l’accélérateur de l’éducation des filles, l’égalité des genres et la révision des normes sociales relatives à la scolarisation des filles. Il a été demandé aux GPE de diligenter le traitement des documents transmis dans les meilleurs délais.
La Guinée a encouragé les uns et les autres à rendre disponibles l’équipe technique pour le déploiement du nouveau modèle afin de poursuivre les travaux entamés, la pérennisation des échanges entre les pays, la mobilisation de tous les acteurs sous le lead du gouvernement, de tous les partenaires autour du pacte de partenariat.
Le pool éducatif de la Guinée, représenté par le ministre de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, a exprimé sa satisfaction sur le déroulement de cet atelier sur l’éducation, avant de mettre un accent sur l’urgence de la mise en œuvre des recommandations.
Les partenaires techniques et financiers qui ont accompagné cet évènement, se sont réjouis de la qualité des échanges, avant de réitérer leur volonté d’accompagner la Guinée, le Mali et la RCA pour la pérennisation de ce processus.
‘’Nous sommes au début d’une phase pilote où on réunit trois pays qui ont les mêmes problèmes liés à l’éducation pour proposer un modèle de financement. On va rajouter d’autres pays au fur et à mesure. Nous, à l’UNICEF, nous allons continuer à accompagner les gouvernements de ces trois pour faire de l’éducation un cheval de bataille, l’avenir de demain’’, a promis Félix Akibo, représentant de l’UNICEF et chef de file des Partenaires techniques et financiers.
‘’Nous avons entendu les recommandations des participants qui voulaient qu’on les accompagne encore pour ne pas cet évènement soit ponctuel, qu’on continue d’appuyer les pays pour faciliter le dialogue parce qu’ils sont identifiés des réformes prioritaires qui vont permettre aux pays de faire un saut qualitatif au niveau de l’éducation (…). Nous sommes prêts à accompagner ces trois pays pour réussir leurs reformes’’, a rassuré Tahinaharinoro Razafindramary, directrice régionale pour l’Afrique francophone auprès du Partenariat mondial pour l’éducation.
Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info
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