Comparution du général Konaté au procès du 28 septembre : ‘’la France a intérêt à coopérer’’, selon l’avocat de Dadis

L’ancien chef de la junte  Moussa Dadis Camara souhaite la comparution à la barre de l’ancien ministre de la défense, le général Sékouba Konaté, devant les juges du tribunal de première instance de Dixinn, delocalisé à la Cour d’appel de Conakry, pour donner sa version des faits sur le massacre du 28 septembre 2009.

Après avoir rendu le pouvoir en 2010, à la suite de l’élection présidentielle, l’ancien homme fort du pays vit à l’étranger. L’avocat de Moussa Dadis Camara estime que la balle se trouve dans le camp de la France pour faciliter le retour du général Sékouba Konaté en Guinée.

‘’Le pool de l’instruction a travaillé dans des conditions très pénibles. Le président Dadis a fait état d’un complot dont il a été victime. Les magistrats en charge du dossier ont toutes les difficultés pour faire aboutir les commissions rogatoires établies pour entendre le général Sékouba Konaté. Finalement, une ordonnance de refus d’informer a été prise à son profit. Pendant le règne du professeur Alpha Condé, il était impossible d’entreprendre des poursuites ou de faire aboutir des poursuites contre le général Sékouba Konaté. Parce qu’Alpha Condé sait pourquoi il devrait empêcher toute poursuite contre le général Sékouba Konaté’’, indique l’homme en robe noire.

Selon lui, ‘’nous avons aujourd’hui des jeunes magistrats à la tête de nos institutions judiciaires, des magistrats talentueux, audacieux, courageux qui sont prêts à en découdre définitivement avec l’impunité. Si ces magistrats-là, au vu des déclarations de Toumba, qui affirme avoir vu les hommes du Général Sékouba Konaté aux alentours du stade, ça confirme quelque part que ces hommes ont forcément participé à l’exécution de ces crimes. Ça conforte davantage la thèse de complot dont le capitaine Moussa Dadis Camara a fait allusion’’.

A la question de savoir à quand le retour de l’ancien ministre de la Défense pour faire face aux juges, Maître Pépé Antoine Lamah précise : ‘’Il réside en France. Nous allons voir si la France tient vraiment à la manifestation de la vérité dans cette affaire ou si elle tient à nous cacher quelque chose. Par respect pour la mémoire des victimes, la France a intérêt à coopérer pour ce que la commission rogatoire internationale établie par le doyen des juges d’instructions du tribunal de première instance de Dixinn aboutisse’’.

Djiwo BARRY, pour VisionGuinee.Info 

00224 621 85 28 75/djiwo.barry@visionguinee.info

Comments (0)
Add Comment