Coyah : un bébé de 3 mois meurt dans des inondations, d’importants dégâts matériels enregistrés

La pluie qui s’est abattue dans la nuit du lundi au mardi, dans le quartier Laminayah-Kaléyah, commune urbaine de Coyah, a causé la mort d’un bébé, des blessés et des dégâts matériels importants.

Ce mardi, les habitants de cette localité se sont réveillés les pieds dans l’eau. Selon plusieurs témoins, les constructions anarchiques qui obstruent le passage de l’eau de la rivière seraient à l’origine de ces inondations récurrentes dans cette zone.

En effet, selon le constat effectué sur le terrain, l’eau a tout détruit sur son passage. Même les animaux domestiques n’ont pas été épargnés. Aujourd’hui, les sinistrés manquent de tout : pas d’eau potable, pas de nourriture. Face à cette situation alarmante, ils demandent à l’État de leur venir en aide.

Thierno Mouctar Barry, qui a perdu son bébé, visiblement sous le choc, revient sur les circonstances de ce drame.

‘’C’est aux environs de 3h du matin que l’eau est rentrée dans la maison et ma femme m’a réveillé. Quand je me suis réveillé et que j’ai regardé par la fenêtre, j’ai automatiquement fermé la fenêtre et je suis venu au niveau de la porte pour l’ouvrir, mais l’eau avait déjà coincé la porte. On est venus nous asseoir au salon avec ma femme qui tenait notre garçon dans les bras. L’homonyme de ma femme tenait notre bébé de 3 mois. On était bloqués maintenant au salon. L’eau qui était derrière la maison a fait tomber le mur et l’eau est rentrée par la force, et la fille qui tenait le bébé est tombée. C’est là que mon bébé a perdu la vie. C’est vers 6h du matin que nous avons retrouvé son corps’’, relate-t-il, précisant que sa femme et son homonyme sont à l’hôpital pour des soins appropriés.

Dans la foulée, M. Barry demande une assistance des autorités. ‘’On se remet à la sagesse des autorités puisque ce n’est pas leur faute. Mais nous leur demandons de nous venir en aide’’, a-t-il plaidé.

De son côté, Mariama Keita, qui a tout perdu, est inconsolable. Debout dans la boue, elle lance un appel pressant au président de la République, le général Mamadi Doumbouya.

‘’C’est l’eau qui nous a réveillés. Quand je me suis levée et que j’ai ouvert la porte, l’eau est rentrée dans la maison et a mouillé toutes nos affaires. Nous n’avons rien aujourd’hui. Ma fille est blessée et elle est à l’hôpital. Nous demandons aux autorités pour nous aider par tous les moyens. Nous souffrons énormément. Nous n’avons pas où aller. Nous sommes là depuis des années’’, lance-t-elle comme cri de cœur.

Djiwo BARRY, pour VisionGuinee.Info
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