CRIEF : le procureur spécial Aly Touré demande la libération de Kassory Fofana pour des raisons de santé

Le procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), Aly Touré, a sollicité ce jeudi 5 mars 2026 la remise en liberté de Ibrahima Kassory Fofana pour des raisons de santé. La demande a été soumise à la Cour présidée par le juge Daye Mara, qui a mis l’affaire en délibéré.

À l’audience, Me Pépé Antoine Lamah, représentant de l’État guinéen, est revenu sur la procédure, rappelant que c’est le prévenu lui-même qui a interjeté appel de la décision rendue en première instance.

“Je veux d’abord rappeler que dans ce dossier, c’est le prévenu qui a interjeté appel d’une décision rendue par la Chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières. En instance comme en appel, le prévenu a toujours brillé par son absence. Il a décidé, et de manière délibérée, de ne pas se prêter aux questions des juges”, a-t-il déclaré.

L’avocat de l’État a ensuite souligné que la démarche du ministère public fait suite à un document transmis par l’administration pénitentiaire faisant état de la dégradation de l’état de santé de l’ancien Premier ministre.

“Aujourd’hui, le procureur spécial près de la CRIEF, après avoir reçu un document de l’administration pénitentiaire faisant état de la santé de Dr Ibrahima Kassory Fofana, a lui-même pris la responsabilité de soumettre à la Cour la demande de sa remise en liberté”, a-t-il expliqué.

Concernant la position de la partie civile, Me Lamah a précisé que la liberté du prévenu ne constitue pas une préoccupation majeure pour l’État, l’essentiel résidant dans la préservation des intérêts civils.

“Nous, en tant que partie civile, les questions liées à la liberté ne nous préoccupent pas tellement. Ce qui nous préoccupe, ce sont nos intérêts civils. Et dans ce dossier, les intérêts civils de l’État sont suffisamment garantis à travers des saisies pratiquées sur des montants colossaux appartenant à Dr Ibrahima Kassory Fofana, ainsi que sur ses immeubles. Nous n’avons aucun intérêt à nous opposer à sa remise en liberté”, a-t-il affirmé.

Me Lamah a assuré que la partie civile respectera la décision qui sera rendue et qu’elle restera mobilisée pour la défense des intérêts de l’État à la date de renvoi qui sera souverainement fixée par la Cour.

Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info
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