La crise qui secoue la Fédération guinéenne de boxe continue de s’intensifier. Ce mercredi 20 mai 2026 à Conakry, le secrétaire général élu de l’instance, Boubacar Biro Barry, a animé une conférence de presse pour répondre aux accusations formulées par le président contesté Alpha Amadou Baldé.
D’entrée, Boubacar Biro Barry est revenu sur le conflit oppose avant tout Alpha Amadou Baldé aux membres statutaires de la fédération. Selon lui, cette crise remonte à juin 2024, période à laquelle plusieurs clubs auraient retiré leur confiance au président de la fédération à travers une pétition adressée au ministère de la Jeunesse et des Sports.
‘’Il n’y a pas de problème entre Alpha Amadou Baldé et moi. Le problème existe entre lui et les membres statutaires qui l’ont élu. Depuis 2024, plusieurs actes ont aggravé la crise, notamment des poursuites judiciaires engagées contre certains acteurs de la boxe’’, a-t-il déclaré.
Le secrétaire général élu accuse également Alpha Amadou Baldé d’avoir ignoré une suspension prononcée par les instances africaines de la boxe. Selon lui, cette situation aurait contribué à créer des divisions au sein de l’organisation continentale avant la dissolution de l’AFPC au profit de l’AIBA Afrique.
Boubacar Biro Barry a aussi contesté sa révocation de son poste de secrétaire général, estimant que cette décision est contraire aux statuts de la fédération.
‘’Les textes sont clairs. Un membre du bureau ne peut être révoqué que par une assemblée générale. Il n’existe aucun conseil d’administration habilité à prendre une telle décision au sein de la Fédération guinéenne de boxe’’, a-t-il soutenu, dénonçant également ce qu’il qualifie de ‘’faux documents’’ produits pour justifier certaines décisions.
Face à cette crise qui perdure depuis près de deux ans, le responsable appelle à une application stricte des textes afin d’éviter une nouvelle suspension internationale de la Guinée.
‘’Aujourd’hui, il faut se baser sur les lois du pays et sur les statuts de la fédération pour sortir définitivement de cette crise. La meilleure solution reste l’aboutissement du processus de normalisation et l’organisation d’un congrès capable de départager les différentes parties’’, a-t-il recommandé.
Malgré les tensions, M. Barry affirme privilégier le dialogue avec les autorités sportives guinéennes, tout en assurant que les instances internationales ont déjà pris position dans ce dossier.
Salimatou BALDE,pour VisionGuinee.Info
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