Très attendu à la barre, Dadis Camara comparait pour la première fois dans l’affaire du massacre du 28 septembre. Treize ans après les événements, l’ancien putschiste, connu son tempérament chaud, s’est dit patriote.
L’accusé Moussa Dadis Camara se définit comme un homme sincère, honnête et patriote, allant jusqu’à dresser son arbre généalogique
‘’Neaucoup peuvent penser je suis fou, mais je ne suis pas fou. Dadis Camara est généreux parce qu’il reconnait ses ancêtres. Mon aïeu était dans un petit village, une section du nom de Poropara’’, souligne-t-il.
‘’Allez dans ce village pour demander qui étaient mes aïeux. Je ne viens pas devant le tribunal pour raconter du n’importe quoi. Je veux que vous connaissiez l’homme qui est devant vous et comment il a réussi à être président et à gérer cette nation”, souligne-t-il d’un ton ferme.
Concernant la prise du pouvoir en 2008, il assure que ‘’le mensonge n’existe pas dans l’éducation que j’ai reçue dans ma famille. Je suis un homme sincère, qu’on le veuille ou pas’’.
‘’Je me bats pour les nouvelles générations, voilà la preuve car je suis devant vous aujourd’hui. J’histoire m’a donné raison. Lorsque je vois le président du tribunal qui était jeune cadre avec les éminents magistrats, c’est de ça que la Guinée a besoin. Qu’on ne vienne pas raconter des allégations sous forme pyramidale dont les structures ne tiennent pas’’, indique-t-il à la barre.
L’ancien chef de la junte poursuit ses explications dans la salle d’audience qui a accueilli ce lundi plus de monde que d’habitude. Un impressionnant dispositif sécuritaire est visible aux alentours du tribunal délocalisé dans l’enceinte de la cour d’appel de Conakry.
Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info
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