Le président de l’Alliance nationale pour l’alternance et la démocratie (ANAD) estime que les autorités de la transition n’ont pas tenu compte des propositions de la classe politique pour la mise ne place du CNT.
‘’On nous attribué 15 sièges alors qu’ils savent qu’il y a 181 partis. Le ministre de l’administration du territoire nous a reçus pour nous dire d’aller nous entendre. Ça a été un exercice difficile, mais nous avons réussi l’exploit à obtenir un large consensus pour la répartition des 15 (…). On a décidé de donner quatre sièges au RPG, quatre à l’ANAD, deux à la COPED, deux au FNDC politique, un siège, un siège aux autres’’, rappelle Cellou Dalein Diallo.
‘’Le rapport portant répartition des 15 sièges a été déposé au ministère de l’administration du territoire pour dire qu’on a trouvé un large consensus. Par la suite, on a constaté beaucoup d’autres groupes ont gardé des sièges. A l’ANAD, il ne nous restait qu’un seul siège sur les quatre. On n’a été déçus. Les militants de l’UFDG et de l’ANAD sont déçus. On n’est pas du tout contents’’, fait-il savoir.
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Le leader de l’ANAD, qui prévient que sa coalition n’acceptera aucune injustice, appelle la mobilisation de ses militants et sympathisants.
‘’Il faut qu’on continue la lutte. Il est important qu’on vous demande de rester mobilisés. On s’est battus ici pour le respect de la constitution et des lois de la République, on ne peut pas accepter que la transition soit dévoyée (…). L’UFDG et l’ANAD ne l’accepteront pas. Nous sommes prêts à apporter notre contribution au succès de la transition, mais on ne pourra pas accepter n’importe quoi’’, assure-t-il.
‘’Nous lançons un appel au colonel Mamadi Doumbouya qui a une responsabilité devant l’histoire. Nous savons qu’il a risqué sa vie pour faire tomber la dictature. Mais il faut qu’il résiste aux pressions divisionnistes, exclusonnistes pour rentrer dans l’histoire’’, ajoute-t-il.
‘’Nous avons passé pratiquement 11 ans à manifester pour le respect de la loi. Que Dieu nous préserve de nouvelles manifestations. Ce n’est pas notre vocation. Mais il faut qu’on se parle’’, tranche l’ancien Premier ministre.
Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info
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