Cellou Dalein Diallo qui a clamé haut et fort avoir acquis son légalité son domaine à Dixinn, a finalement quitté son domicile le 28 février, après avoir été débouté par la juge des référés du tribunal de première instance qui s’est déclarée incompétente à trancher l’affaire.
Maître Amadou Diallo assure que contrairement à ce que dit la juge des référés, le tribunal de première instance de Dixinn est le seul compétent à statuer sur un litige relatif à la violation du droit de propriété privée.
Selon l’avocat, ‘’i y a eu beaucoup de polémiques sur la compétence ou non du tribunal de première instance. Je vous dis que ce tribunal est le seul compétent pour trancher ce litige. Il n’y en a pas deux. Il s’agit d’un litige relatif à la violation du droit de propriété privée’’.
Citant les articles 25, 27 et 39 de la loi portant organisation judiciaire de l’Etat, il affirme que ‘’le tribunal de première instance est en premier ressort juge de droit commun du contentieux administratif. Ça veut dire qu’il est compétent. L’article 39 dit que le président du tribunal est également compétent en référé ou par voie de requête pour statuer. Donc le président du tribunal peut statuer en référé ou sur requête en toute matière, que ce soit en matière civile commerciale ou administrative’’.
‘’Qu’est-ce que nous sommes allés chercher devant la présidente du tribunal de première instance ?’’, s’interroge-t-il avant de répondre : ‘’On n’est pas allés là-bas pour demander l’annulation d’un acte administratif contrairement à ce qui a été dit. Cela relève de la compétence exclusive de la chambre administrative de la Cour suprême qui statut en premier et dernier ressort’’.
Maître Amadou Diallo soutient que ‘’nous sommes allés devant le tribunal de première instance pour mettre fin à un trouble, pour demander la suspension des effets d’un acte administratif manifestement illicite et qui vise à éteindre un droit de propriété’’.
A ceux qui disent que les avocats de Dalein se sont trompés d’endroit en saisissant le tribunal de première instance, l’ancien député de l’UFDG répond que ‘’les avocats qui sont allé vers la présidente ne se sont nullement pas trompés. Il n’y a pas eu d’erreur d’aiguillage. Ils sont allés au bon endroit. On n’est pas allés là-bas pour demander des chèvres alors qu’on devait demander des moutons. Ce qu’on a demandé est clair, il n’y a pas de confusion possible’’.
Djiwo BARRY, pour VisionGuinee.Info
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