‘’Moi, je suis fier de mon bilan sous Lansana Conté’’, dit-il à l’actuel pensionnaire de Sékhoutouréyah, avant d’égrener le chapelet de ses réalisations : ‘’Sous sa direction, on a désenclavé la Haute Guinée, on a fait l’autoroute, le pont sur la Fatala. Sous sa direction, j’ai fait la route Sérédou-Nzérékoré-Lola et éliminé le bac à Diani’’.
‘’Sous sa direction, il n’y a pas de bacs sur les axes principaux en Haute Guinée notamment Kouroussa, Djélibakoro, Siguiri jusqu’à Kourémalé. Le pont sur la Fatala, vous le connaissez ? C’est sous sa direction que je l’ai réalisé’’, apprend-il au président Condé.
Et ce n’est pas tout, loin de là, à en croire la figure de proue de l’opposition qui assure que c’est sous le règne du général Lansana Conté que ‘’j’ai fait la promotion de l’autoroute et des échangeurs que vous voyez aujourd’hui’’.
Il reproche à Alpha Condé de ‘’dire qu’on n’a rien fait et qu’on a mis le pays à terre juste parce qu’on est des adversaires politiques. Au même moment, ceux qui étaient membres du gouvernement Conté mais qui sont avec lui [Alpha Condé], eux, ils sont vertueux et seuls ceux qui sont opposés à son régime aujourd’hui ont mis le pays à terre’’.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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Voilà quelques unes des réalités sociopolitiques et économiques de la gouvernance du Gl Conté, que CDD devrait s’employer à faire souvent rappeler à l’opinion nationale, par certains cadres alimentaires dont il a encombré inutilement les instances dirigeantes de l’UFDG notamment.
Pour des communicants conséquents et efficaces de ce parti, on ne peut nullement trouver meilleure cible que la stratégie de communication boîteuse d’un AC, qui s’est entouré pour l’essentiel de rescapés du même pouvoir qu’il combattait jadis, jusqu’à la mort de Lansana Conté.
Mais tout comme la communication d’un leader du principal parti d’opposition à la gouvernance chaotique d’un AC ne devrait pas se réduire essentiellement à réagir à des attaques maldroites de ce dernier, l’on pourrait dire que l’erreur de la direction de l’UFDG, c’est probablement de vouloir faire fonctionner (déjà) ce parti comme un pouvoir étatique établi, avec tous les aléas que cela génère fatalement.
Mais encore une fois, n’étant ni militant ni sympathisant de cette incontournable formation politique du pays, je préfèrerais bien naturellement me tromper d’appréciation (…)
Was-Salam !