L’ancien président de l’Assemblée nationale, Amadou Damaro Camara, a quitté Conakry à destination des États-Unis pour y recevoir des soins médicaux spécialisés. Avant son départ, il a tenu à remercier les autorités guinéennes pour l’avoir autorisé à quitter le pays ainsi que pour l’assistance dont il dit avoir bénéficié.
L’ex-chef de l’exécutif a rappelé que ‘’le pays est au-dessus de chacun des Gginéens. Il y a toujours la nécessité de faire un effort pour faire avancer le pays. La Guinée est notre bien commun, nous devons la préserver’’.
Il annonce à ses compatriotes que ‘’je vais aller me soigner, faire au moins une visite, pas une visite plus sélective, mais plus spécialisée, et je reviens en début novembre’’.
L’ancien parlementaire a évoqué l’accompagnement dont il affirme avoir bénéficié avant son départ. ‘’On me laisse partir me soigner, mais on m’a assisté pour mes besoins. Pour cela, je remercie les autorités’’, a-t-il ajouté.
Damaro Camara, reconnu coupable de détournement de deniers publics et d’actes assimilables à de la corruption, a été condamné en mai dernier par la chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) à trois ans et six mois d’emprisonnement, assortis d’une amende de cinq millions de francs guinéens.
Samedi soir, le président de la République a confirmé avoir autorisé Amadou Damaro Camara et l’ancien Premier ministre Kassory Fofana à quitter la Guinée pour des soins médicaux.
Le chef de l’État a toutefois précisé que cette autorisation ne remet pas en cause les décisions rendues par la justice.
‘’Les décisions rendues par la justice conservent l’intégralité de leur autorité : aucune d’entre elles n’est effacée, aucune n’est révisée, aucune n’est négociée. Le principe qui fonde la refondation de notre pays demeure intact, nul n’est au-dessus de la loi, quelles qu’aient été ses fonctions’’, a-t-il clarifié.
Selon le président de la République, son intervention est exclusivement liée à l’état de santé des deux anciens responsables. Il rappelle qu’un ‘’État fort n’est pas un État sans cœur. L’état de santé de ces deux hommes a été porté à ma connaissance et documenté. Face à la souffrance d’un être humain, j’ai estimé que la République ne pouvait détourner le regard’’.
Il affirme avoir autorisé ‘’à titre exceptionnel et pour des raisons exclusivement sanitaires, leur évacuation vers des structures de soins appropriées’’.
Le chef de l’État a insisté sur le fait que sa décision ne constitue pas une remise en cause des condamnations prononcées par la justice. ‘’Cette décision n’est ni une amnistie, ni une grâce, ni un arrangement. Elle est un acte d’humanité, assumé devant vous’’, a-t-il coupé court.
Pathé BAH, pour VisionGuinee.info
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