Le président du Conseil national de la transition (CNT) se réjouit de l’adoption, ce jeudi 6 avril, du projet de loi sur la lutte contre la traite des personnes et les pratiques assimilées en Guinée, soumis par le ministère de la promotion féminine, de l’enfance et des personnes vulnérables.
Dr Dansa Kourouma assure que la traite des personnes est véritable affront à la dignité humaine et une violation des droits humains.
‘’La traite des êtres humains et toute autre forme d’exploitation des personnes sont des crimes épouvantables. De par sa nature, elle n’est souvent pas visible, parfois étouffée par l’ambivalence de nos cultures. Les chiffres exacts sont parfois difficiles à déterminer’’, indique-t-il.
‘’Le rapport 2022 des services de protection judiciaires sur la traite des personnes en République de Guinée indique que 167 cas de traite ont été signalés et les officiers de police judiciaire ont indiqué que 67 personnes ont fait l’objet d’enquêtes pour les cas présumés de trafic sexuel et de travail forcé. Plus de quinze (15) décisions de condamnations ont été prononcées à l’encontre des coupables. Ce sont des résultats à féliciter, mais il nous faut redoubler plus d’efforts, car ils restent insignifiants par rapport aux réalités de notre société’’, ajoute-t-il.
Le président du CNT rappelle que l’Etat a l’obligation morale et sociale d’œuvrer pour mettre un terme à ce fléau.
‘’C’est le lieu pour moi de féliciter les ONG, les journalistes et des survivants à la traite qui nous aident à identifier et à documenter les tendances de la traite des personnes pour que l’éxécutif et les législateurs que nous sommes, sachons prendre des mesures adéquates pour lutter contre ce phénomène inhumain et dégradant’’, souhaite Dansa Kourouma.
‘’La mobilisation de l’ensemble des acteurs de notre pays autour de la protection de l’être humain et de ses productions, question indispensablement multidimensionnelle, nous conforte ; car, comme vous le savez, l’être humain, ce n’est pas simplement l’ensemble des muscles et tissus qui le composent. C’est bien plus que cela. C’est trouver sa place dans la société, sa dignité ; c’est prendre toute sa part dans un projet collectif’’, conclu le président du parlement transitoire.
Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info
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