Lundi matin, l’hôpital de Donka a tenu à réagir pour mettre les points sur les ‘i’. Le Dr. Bangaly Traoré, pharmacien et secrétaire administratif de la section syndicale dudit hôpital a apporté un démenti : “L’information est fausse. Les documents en font foi, vous pouvez venir vérifier. Tous les documents administratifs sur les enfants qu’on a reçus ce jour-là sont là pour le justifier”.
Le vendredi surpassé, raconte Dr. Traoré, “un monsieur a perdu son enfant. Il a insulté tout le personnel en disant notamment que nous sommes des assassins, des bâtards, que nous sommes des bouchers. Il a dit que lorsqu’il verra quelqu’un en blouse, qu’il va le tuer. Il n’y a pas ce qu’il n’a pas dit ici”.
“Je suis venu pour le calmer. Il m’a dit ‘quitte devant moi sinon je vais te pénétrer’. Je lui ai dit d’accord mais de se calmer. Il a répondu qu’on est là pour tuer, qu’on prend l’argent de l’Etat pour faire des immeubles, qu’on refuse d’acheter des groupes électrogènes, que son enfant est décédé par manque de courant. De 12h30 jusqu’à 13h45, ce monsieur était là et impossible de le retenir. Il m’a dit de le laisser verser son venin. Il m’a aussi dit ‘je vais faire sauter la direction, vous créer des problèmes, vous ne me connaissez pas’. C’était le seul décès vendredi surpassé”, se souvient l’invité de Face à l’info.
Le syndicaliste déclare que l’hôpital de Donka est confronté à de sérieux problèmes de prise en charge rapide. Des femmes accouchent dans d’autres centre médicaux avant d’y être transférées avec leurs nouveau-nés. “Souvent, les bébés viennent fatigués alors que chaque seconde qui passe compte pour la vie de cet enfant. Nous, on est obligés de gérer. Le problème c’est en amont. Il faudrait qu’on envoie les enfants à temps, si ce n’est pas le cas, on ne peut pas faire du miracle”, se défend Dr. Traoré.
“La réanimation en principe ne doit pas dépasser 20 minutes alors que cet enfant qui est décédé a fait deux jours sous oxygène. Chose qui n’est pas normale. Même si on arrivait à le sauver c’est avec des séquelles, nous nous efforçons à faire le maximum de nous-même, malgré nous avons des coupures de courant. Mais ce n’est pas le problème fondamental. Le problème c’est la prise en charge rapide. Ce n’est pas pour rien qu’on a installé l’institut de nutrition près de la maternité de Donka. C’est pour faciliter la prise en charge rapide”, a-t-il révélé.
Il reconnait que l’Institution de nutrition de Donka ne répond cependant pas à certaines normes, indiquant que les appareils qui y sont ont plus d’une vingtaine d’années. “On a fait des demandes au niveau du gouvernement pour qu’on puisse penser à la rénovation de ce centre”, a-t-il dit en guise de conclusion.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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[…] ces conditions, que les femmes meurent en donnant la vie sous l’œil impuissant de leur époux. Des bébés meurent au sein des structures spécialisées faute d’électricité ou de personnel […]