Depuis Washington, Dansa Kourouma rassure : ‘’la Guinée peut être une plateforme appropriée pour régler la crise énergétique…’’

Du 10 au 11 avril dernier, leGgroupe de la Banque mondiale (GBM) et le Fonds monétaire international (FMI) ont organisé le Forum parlementaire mondial à Washington. Paneliste pour la circonstance, le président du Conseil national de la transition (CNT) a plaidé pour un front commun contre la crise énergétique dans le monde. 

Sur les antennes de la télévision nationale, Dr Dansa Kourouma a laissé entendre que la Guinée a besoin d’un projet d’autonomie énergétique robuste pour transformer ses richesses sur place. Extraits…

‘’Après avoir remercié la Banque mondiale pour l’attention particulière envers mon pays, je voudrais dire une fois encore que nous devons être vigilants. On parle de crise alimentaire, de crise climatique. Mais l’insécurité née du terrorisme aujourd’hui, dans nos pays est un élément qui multiplie par 100 les risques liés à la crise climatique. C’est pourquoi, je voudrais que les pays, surtout les parlements, regardent la situation de ces pays avec discernement pour éviter les deux poids deux mesures.

Le défi le plus important aujourd’hui pour mon pays, pour faire face au risque qui menace le continent, nous avons la crise énergétique. La Guinée peut être une plateforme appropriée pour régler la crise énergétique dans le Golfe de Guinée.

L’autre élément important, la Guinée est un pays minier. Nous venons de signer l’accord-cadre dans le cadre de l’exploitation du plus grand gisement de fer au monde qui est le mont Simandou avec un investissement de plus de 15 milliards de dollars. Mais attention, nous avons l’obligation de demander une solidarité avec tous les partenaires financiers pour que le corridor qui doit être mis en place pour la réalisation de ce gigantesque projet minier soit accompagné par les partenaires techniques et financiers. Il ne faut pas que la Banque mondiale attende parce que le pays est en transition pour venir nous aider. Je voudrais demander, du haut de cette tribune, un accompagnement de mon pays pour tirer bénéfice de ce gigantesque projet minier qui peut être transformationnel pour notre pays mais aussi celle de la sous-région.

L’autre élément, c’est comment faire face au choc alimentaire. La Guinée a 14,5 millions d’hectares de terres cultivables et des terres d’une fertilité rare. Pourquoi ne pas investir sur ce potentiel agricole important pour aider d’autres pays qui sont en train de se débattre contre le terrorisme, l’avancée de la sècheresse ?

Comme il y a de multiplicité de moyens d’endettement des pays et les conséquences se font rares, nous avons mis en place une commission spéciale parlementaire qui aura la charge d’évaluer le niveau de mise en œuvre de tous les accords de financement ratifiés par le parlement. Et cette commission est en train de faire aujourd’hui un travail extrêmement important. Elle pousse même à la mise en place d’une commission d’évaluation de politiques publiques notamment dans le domaine du secteur agricole. C’est pour dire encore une fois que les parlements ont la responsabilité de veiller à ce que les financements tiennent compte des vrais besoins du développement des pays.

En tant que président du parlement de mon pays, je plaide à ce qu’il y ait un projet d’autonomie énergétique robuste pour mon pays pour transformer ses richesses en place. Ça peut être une locomotive pour le décollage de la sous-région’’.

Par Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info

00224 622 989 711/boussouriou.bah@visionguinee.info

Comments (0)
Add Comment