Début janvier, ils ont annoncé leur intention de se ‘’rendre au plus vite à Conakry pour participer à la défense de M. Bah et de ses compagnons d’infortune et déterminer si les poursuites lancées contre les personnes mises en cause obéissent à des considérations autres que politiques et offrent à ceux qui les subissent la possibilité de faire efficacement valoir leurs droits’’.
Plus de deux semaines après leur annonce, ces avocats-conseils de Chérif Bah et codétenus, faute de visas, n’ont pas foulé le territoire guinéen.
L’épouse de Chérif Bah déplore l’attitude des autorités guinéennes. ‘’C’est vraiment paradoxal. Ils crient à tort et à travers que la justice va faire son travail. Et de l’autre côté, ils les empêchent de se procurer d’avocats pour les défendre. C’est de la pure dictature’’, dénonce Hadja Maimouna Diallo.
La vice-présidente des femmes de l’Union des forces démocratiques de Guinée assure que les gouvernants ‘’ne pourront jamais prouver la culpabilité des détenus politiques. Ils ont peur que des avocats étrangers viennent défendre des accusés en Guinée. Ils savent que ça va mettre à nu tous les complots qu’ils veulent mettre sur ces accusés’’.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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