Des candidates victimes d’attouchements sexuels ? Les autorités éducatives promettent de mener des enquêtes 

Les examens nationaux ont pris fin ce mardi 21 juin sur toute l’étendue du territoire national. Des candidates ont révélé avoir subi des attouchements sexuels avant d’accéder aux salles d’examen. Des allégations que le porte-parole du ministre l’enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation promet de vérifier. 

Mohamed Ansa Diawara annonce que des enquêtes vont être menées pour situer les responsabilités. Le porte-parole du ministère de l’enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation révèle que nombreux de téléphones et de documents ont été saisis sur des candidats lors des examens notamment à Siguiri, Kankan, Kindia, Conakry et Dubreka.

‘’Dans les jours à venir, nous allons faire la somme de tous ces téléphones saisis et même des documents. Quant à la fouille, je ne nie pas l’information mais je ne la confirme pas. Parce que nous n’avons pas mené des enquêtes et nous n’avons pas de preuves tangibles. Donc, je vous demande de prendre cela avec des pincettes. Parce que nous sommes en Guinée et les gens sont capables de fabriquer tout’’, confie-t-il aux Grandes gueules.

Pour étayer ses propos, Mohamed Ansa Diawara avance que ‘’j’ai été appelé en larmes par une dame pendant le BEPC comme quoi on a vidé des filles voilées, qu’elles ne sont pas en classe et que l’épreuve a démarré. Je lui ai demandé de garder l’écoute. J’ai appelé le DCE de Matoto qui m’a dit dans ce centre-là et que toutes les filles sont en salle. Il me passe le délégué qui me dit que tout va bien. Je rappelle la candidate, elle ne décroche pas. Donc il faut prendre les choses avec des pincettes’’.

Selon le porte-parole du MENA, ‘’nos textes disent que la fouille corporelle est permise. A la rentrée, devant les salles de classe. Quand quelqu’un est douteux, on doit le fouiller. Mais nous n’avons pas dit de fouiller dans les caleçons. Mais il y a des candidats qui mettent des téléphones dans leurs caleçons, soutiens-gorges et même dans les cheveux tressés (…). Si quelqu’un met des documents là où ça ne doit pas être mis, on doit lui dire de sortir’’.

Il rassure que des enquêtes seront menées pour situer les responsabilités. ‘’Si les informations sont avérées, après nos enquêtes, des sanctions peuvent tomber’’, tranche-t-il.

Djiwo BARRY, pour VisionGuinee.Info

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