L’atelier a été organisé par le Conseil national du patronat de Guinée en collaboration avec le Bureau international du travail (BIT) et la Fédération des Organisations Patronales de l’Afrique de l’Ouest (FOPAO).
Une étude menée par le cabinet West african consultants auprès de dirigeants d’entreprise montre que la maladie à virus Ebola a eu des effets négatifs sur les procédures d’embauche et de licenciement.
Durant cette épidémie qui a frappé de plein fouet la Guinée, 90,3% de chefs d’entreprise ont affirmé que le recouvrement des créances commerciales était très difficile.
Les effectifs du personnel dans les entreprises ont enregistré une baisse de l’ordre de 28,1% entre la période d’Ebola et avant Ebola.
La maladie a eu une incidence négative forte sur les entreprises dans l’ensemble avec un niveau de solvabilité déclaré très élevé et élevé par les responsables d’entreprises dans presque tous les secteur avant Ebola, la solvabilité qui s’effondre pendant Ebola et qui commence à se relever après Ebola.
Un plan d’actions a été élaboré au cours de l’atelier. Sa mise en œuvre va s’étaler sur une période. Une équipe sera mise en place pour assurer son suivi afin d’aider les entreprises à faire face à de futurs catastrophes.
‘’Nous avons, avec le BIT, initié une étude d’impact pour voir réellement ce que l’économie guinéenne et les entreprises ont subi’’, indique Houseiny Diallo, secrétaire exécutif de la FOPAO.
‘’A l’issue de cette étude, nous avons eu des éléments d’appréciation qui nous ont permis d’organiser cet atelier pour mettre en place un plan d’actions afin d’aider les entreprises à faire face à des futurs catastrophes, renforcer leurs capacités dans la recherche de financement, d’améliorer le dialogue entre les secteurs public et privé, mais aussi aider les entreprises à évoluer dans un climat d’affaire favorable’’, détaille-t-il.
François Murangira, Directeur du BIT pour les pays de l’Afrique de l’Ouest, plaide pour une mise en application effective du plan d’actions, tout en rappelant l’impérieuse nécessité pour les entreprises privées de créer des emplois dans un environnement favorable.
Lanciné Beavogui, représentant du ministre du travail, a soutenu que la faible préparation de l’Etat et des entreprises à faire face à des situations de ce genre a entrainé une réduction d’activités économiques et l’offre d’emplois. Il espère que le plan d’actions élaboré à l’issue de cet atelier permettra d’atteindre de promouvoir le développement des entreprises et créer des emplois décents.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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