L’Organisation guinéenne de défense des droits de l’homme et du citoyen (OGDH) et autres structures exigent la mise en place d’une Commission d’enquête indépendante et impartiale pour faire toute la lumière sur les violences commises sur l’ensemble du territoire national pendant les manifestations du Front national pour la défense de la constitution (FNDC).
Elles rappellent que depuis octobre 2019, la Guinée traverse une crise politique et sociale provoquée par la volonté du président Alpha Condé de faire adopter une nouvelle Constitution au motif que celle en vigueur renfermerait des insuffisances qui constituent des obstacles au renforcement de l’Etat de droit.
Face au pouvoir en place, une bonne frange de la société civile et des partis politiques de l’opposition, réunie au sein du FNDC, y voit une intention de contourner le verrou de limitation du nombre de mandats pour permettre à Alpha Condé de briguer deux mandats de plus et empêcher de facto une alternance démocratique à la tête de l’Etat en 2020.
Pour marquer son opposition à cette démarche qu’il qualifie de coup d’Etat constitutionnel, le FNDC appelé à la mobilisation des guinéens contre cette idée de changement constitutionnel.
Ces défenseurs des droits de l’homme disent avoir recensé près de 40 personnes tuées, de nombreux blessés, de nombreuses arrestations et détentions arbitraires ainsi que des dégâts matériels considérables au cours des manifestations du FNDC.
Pire, dénoncent-elles dans leur déclaration depuis un certain temps, un ‘’phénomène nouveau s’est invité dans le mode opératoire des forces de l’ordre. Il s’agit des enlèvements, assimilables à des kidnappings, dont sont victimes des personnes supposées hostiles au projet de nouvelle constitution’’.
En violation de toutes ‘’les règles de droit en matière d’arrestation, des agents en cagoule escaladent les murs des domiciles privés et arrêtent avec violence de paisibles citoyens dont le seul crime a été d’exprimer leur opposition à ce qu’ils considèrent comme étant un coup d’Etat constitutionnel’’.
L’OGDH et ses organisateurs sœurs font remarquer que ‘’certaines des personnes arrêtées sont souvent déportées vers des camps militaires, notamment celui de Soronkoni avant d’être remises aux services compétents’’, avant de se demander : ‘’Soronkoni serait-il devenu le nouveau camp Boiro de l’ère Alpha Condé ?’’
Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info
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Malheureuse cette république qui ne sait pas ménager les artistes, les intellectuels, les hommes de culture, les musiciens, les chanteurs.
Que Allah sauve la Guinée.