Ils accusent le directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) d’avoir mis en place une milice, rappelant que la sécurité est une fonction régalienne de l’Etat.
Pépé Francis Haba, président de l’Union guinéenne pour la démocratie et le développement (UGDD) et porte-parole des plaignants, a déclaré que la constitution du 7 mai en son article 141 stipule que ‘’les forces de défense et de sécurité sont républicaines. Elles sont au service de la nation. Elles sont apolitiques et soumises à l’autorité civile. Nul ne doit les détourner à ses fins’’.
Il ajoute que l’article 142 précise que ‘’les forces de défense sont chargées de la défense du territoire national. Les forces de sécurité sont chargées de la protection civile, de la sécurité publique, celle des personnes et de leurs biens ainsi que du maintien de l’ordre public’’.
L’article 143 de la constitution, quant à lui, est formel : ‘’Nul ne doit organiser des formations militaires, paramilitaires ou des milices privées, ni entretenir un groupe armé.
L’orateur rappelle que Malick Sankhon, en violation de ces dispositions constitutionnelles, a annoncé ‘’publiquement et de façon répétitive, la formation des Chevaliers de la République, une milice privée’’.
Il cite des propos du patron de la CNSS tenus lors d’une assemblée du RPG Arc-en-ciel en 2017. ‘’Il a déclaré : ‘Je prends le parti à témoin. Quiconque désormais s’amuserait à venir à la caisse nationale de sécurité sociale pour troubler la quiétude des travailleurs, je vous le jure qu’il ne sortira pas indemne. Quand on a créé les Chevaliers de la Guinée, on nous a dit qu’on a mis en place une milice privée. Pour ne pas ternir l’image du pouvoir, nous avons dissout les Chevaliers. J’ai reconstitué 2.500 à 3.000 jeunes. Quiconque s’amuse à nous provoquer, je vous le jure, on lui marchera dessus (…) Quand des voyous essaient de prendre des institutions en otage, on ne peut pas l’accepter’’’.
Pour le président de l’UGDD, ces propos qui ‘’décrivent les actes posés par Malick Sankhon et d’autres sbires du régime auraient dû faire l’objet d’une procédure judiciaire initiée par le procureur de la République’’.
Il assure depuis quelques mois, les opposants au régime Condé font face à de ‘’nombreux meurtres, enlèvements extrajudiciaires, kidnappings et déportations dans des lieux inappropriés (…). On dénombre une centaine d’opposants privés de leur liberté et détenus dans des lieux parfois inconnus. Aucune action n’a pas été envisagée par Malick Sankhon et sa milice’’.
Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info
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