L’amphithéâtre CAMES de l’université Gamal Abdel Nasser a été, ce mercredi 10 septembre, le théâtre d’échanges fructueux entre des membres du CNT, du corps médical, d’enseignants et de professionnels de la santé, réunis pour une conférence-débats sur le projet de nouvelle Constitution.
Sous le thème : « Les innovations de la nouvelle Constitution dans le domaine de la santé et de l’éducation », l’événement a mis en lumière les avancées majeures que le texte propose pour le pays, notamment dans les secteurs de la santé et de l’éducation.
Cette rencontre vise à expliquer les principales innovations de la nouvelle Constitution dans les domaines de la santé et de l’éducation, à favoriser un dialogue constructif entre décideurs, enseignants, chercheurs et professionnels de santé, à sensibiliser et mobiliser les acteurs pour une appropriation collective des acquis constitutionnels et à mettre en avant l’importance du vote OUI pour garantir ces droits fondamentaux.
‘’Dans une constitution, il est important que la santé et l’éducation soient reconnues comme des droits fondamentaux et des obligations de l’État, garantissant ainsi l’accès universel et l’égalité des chances. Car le droit à la santé assure la protection physique de l’individu, tandis que l’éducation vise à l’épanouissement personnel et social en offrant un accès gratuit à l’enseignement obligatoire et à la formation professionnelle. Ces droits sont interdépendants et leur respect conditionne l’exercice d’autres droits, comme le droit à un logement décent ou à un travail’’, a-t-elle déclaré.
‘’Il s’agit d’un pas décisif vers une société plus humaine et plus solidaire. Le droit à la santé pour tous devient une obligation constitutionnelle. Il s’agit d’un engagement juridique opposable, garantissant à chaque guinéen un accès équitable et digne à des soins de qualité. La couverture santé universelle est désormais consacrée comme un droit constitutionnel également. Cela signifie que nous ne devons pas être exclus du système de santé, quelles que soient nos conditions sociales. Ce choix fort traduit une volonté claire : faire de la santé un bien public national à l’abri des inégalités et des discriminations’’, s’est-il réjoui.
‘’Ce texte consacre une vision nouvelle. Chaque citoyen, où qu’il se trouve en Guinée, aura accès à des soins de santé de qualité, sans distinction ni exclusion. C’est une avancée historique qui met fin à l’idée que la santé puisse être un privilège réservé à quelques-uns. Désormais, elle devient un droit effectif, garanti par l’État et reconnu pour tous. Dans la même lancée, le texte consacre l’éducation comme un pilier central de notre société. L’article 21 rend l’école gratuite et obligatoire pour tous les enfants de 5 à 17 ans. Et cette gratuité continue pour l’enseignement supérieur’’, a expliqué Khaité Sall.
Elle a également salué les avancées en matière de justice sociale et d’égalité, notamment l’article 6 qui institue un quota de 30 % de représentation des femmes dans les postes de décision.
‘’Les femmes, on peut applaudir pour ça. Et ce, au niveau national et régional. C’est un acte de justice sociale, mais aussi une reconnaissance du rôle central que jouent nos femmes dans la gouvernance et dans la vie économique et sociale du pays. En disant Oui, nous faisons le choix de l’égalité, de l’inclusion et d’une participation plus juste’’, a assuré Khaité Sall.
‘’L’objectif était d’échanger sur les innovations de la nouvelle Constitution et particulièrement de parler des innovations dans le domaine de la santé, notamment la couverture santé universelle. Et cette couverture est une démocratisation de la santé. C’est de rendre la santé démocratique, accessible à tous les Guinéens. Que tu sois pauvre ou riche, que tu sois à Nzérékoré, à Labé, à Koundara, tu aies droit aux mêmes qualités de santé que n’importe quel citoyen ; qu’il n’y ait plus de barrières financières pour avoir accès à une santé de qualité’’, a souligné le Professeur Bah.
Cette conférence a permis de mettre en évidence les bénéfices de la nouvelle Constitution pour le peuple guinéen. Les intervenants ont exhorté l’ensemble des citoyens à se mobiliser et à voter massivement en faveur du Oui lors du référendum prévu le 21 septembre 2025.
Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info
00224 621 77 38 52/bahpathe17@gmail.com