Abdourahamane Bah est un jeune guinéen diplomé en droit des affaires dans une université de la place. Il est le gérant de Macia Agrobusiness SARL. Passionné de l’agriculture, il exploite un domaine de 17 hectares où il cultive de la banane, de l’ananas et de la papaye à Kindia, cité des agrumes.
Malgré les énormes difficultés rencontrées et le manque d’accompagnement, Abdourahamane Bah ambitionne de révolutionner le secteur agricole dans notre pays. Avec son projet « Les Potagers Bio Scolaire », il compte initier des élèves à la pratique de l’agriculture pour palier à l’autosuffisance alimentaire en Guinée.
Rencontré par notre rédaction, il dévoile d’où est le déclic pour se lancer dans l’agriculture. ‘’En 2021, j’ai suivi une formation de 3 jours dans les techniques culturales de l’ananas, de la banane, de la papaye et du maraîchage. Par la suite, j’ai decidé avec mon ami de me lancer dans l’entrepreneuriat agricole. C’est ainsi que nous avons baillé un domaine à kindia pour commencer avec 6000 pieds d’ananas. Trois mois après on s’est dit qu’on pouvait faire plus. Nous avons acheté un domaine de 17 Ha que nous sommes en train de mettre en valeur. Actuellement, nous avons 60 000 pieds d’ananas, 2000 pieds de banane et 500 pieds de papaye’’.
Malgré tous les sacrifices consentis, Abdourahamane Bah reste confronté à d’énormes difficultés sur le terrain. ‘’Le début n’a pas été facile parce que nous avons toujours été trahis par nos collaborateurs. On nous a escroqués 9 millions GNF pour l’achat des rejets d’ananas jusqu’à ce qu’on decide de multiplier nous-même nos rejets. Aujourd’hui, nous faisons face à la cherté des intrants agricoles, des conflits domaniaux et incendies d’origines volontaires des champs’’, dénombre l’entrepreneur agricole.
Evoquant son projet « Les Potagers Bio Scolaire », Abdourahamane Bah affirme que ‘’l’’urgence que nous avons en Guinée, c’est l’insécurité et l’insuffisance alimentaire. Les gens ne produisent pas la quantité dont on a besoin. En initiant les enfants à l’agriculture, nous sommes en train de susciter en eux quelque chose de valeureux. Vu la croissance démographique, la nourriture coûtera encore plus cher. Nous voulons changer la mentalité et la vision Guinée en commençant par les élèves parce que c’est eux qui sont la Guinée de demain’’.
Djiwo BARRY, pour VisionGuinee.Info
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