Coordinateur du mouvement ‘’Elazologa-Atèben”, Mamady Onivogui, médecin-chirurgien de profession, a été interpellé le 14 novembre. Une arrestation que ses avocats qualifient de kidnapping.
Poursuivi pour participation à un mouvement insurrectionnel, d’association de malfaiteurs et de menaces par le biais d’un système informatique, Mamady Onivogui a nié en bloc les accusations portées en son encontre. Cela n’a pas empêché le parquet de requérir dix ans de prison ferme contre l’activiste et le payement d’une amende 100 millions de francs guinéens.
‘’Dans tout procès de ce genre, le procureur de la République, généralement, engage des poursuites non fondées qui ne reposent sur aucune base légale. Dans les conditions normales, quand on garde une personne dans un commissariat pour des fins d’enquêtes pendant deux mois, je pense que cette enquête n’a plus sa raison d’être’’, affirme Me Salif Béavogui.
Pour la défense, Mamady Onivogui qui ‘’se battait pour le développement de sa préfecture et que c’est à cause de cela qu’il a été arrêté et emprisonné’’, avant d’indiquer que ‘’nous avons demandé au juge d’ordonner sa remise en liberté en dépit de la lourde peine que le parquet a demandé’’.
L’affaire a été mise en délibéré pour décision être rendue le 12 avril prochain.
Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info
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