Dix femmes et un enfant périssent dans un éboulement à Mandiana

Les faits se sont déroulés le 11 février sur un site d’exploitation minière à Kondianakoura, dans Mandiana. Selon les informations, le drame est survenu à la suite de l’éboulement d’un ancien puits d’exploitation minière où dix femmes et un bébé de moins d’un an ont perdu la vie.

Après un constat sur le terrain, le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Mandiana parle d’une situation alarmante.

“C’est un constat alarmant au regard du nombre de décès survenus sur les lieux, suite à l’éboulement d’une mine d’or. J’ai pu, à cette occasion, rencontrer les autorités locales et les sages avec lesquels je me suis entretenu sur les circonstances des faits. J’ai pu également me rendre sur les lieux de l’accident où j’ai fait quelques remarques. Le bilan fait état de 10 morts. Les 10 morts sont des femmes et un enfant de moins d’un an qui était avec sa maman. Trois personnes blessées sont alitées au centre de santé de Kondianakoura”, indique Abdoulaye Soumah sur la Radio nationale.

Pour lui, “ce sont des situations qui sont évitables. C’est regrettable que ce genre d’accident se produise encore. Il s’agit d’une mine abandonnée et, selon les informations reçues, elle a été exploitée de façon artisanale par des étrangers. Mais aucune disposition n’a été prise pour remettre les lieux en état. Cela a créé une situation dangereuse non seulement pour les humains, mais aussi pour les animaux, sans oublier la dégradation très avancée de l’environnement suite à ces aménagements”.

Face à cette situation, il invite les autorités, à tous les niveaux, à “prendre leurs responsabilités, surtout celles chargées de contrôler ces différentes mines. On parle d’extraction artisanale, mais la méthode employée n’a rien d’artisanal. Ce sont des machines, des graders qui sont utilisés sur le terrain”.

Djiwo Barry, pour VisionGuinee.Info

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