L’ancien ministre de la défense nationale a préféré de murer lundi derrière un silence absolu pour protester contre une décision rendue contre lui par Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF).
‘’Ce n’est pas la peine de fournir des efforts quand il n’y a pas d’assurance (…). Si les dés sont pipés, vous allez venir faire confiance à une justice manipulée qui prête le flanc à l’illégalité’’, explique Me Sidiki Bérété, avocat de Dr Mohamed Diané.
Après le retrait de ses avocats du procès, l’accusé a opté pour le silence tout au long des débats du lundi.
‘’M. le président, avec tout le respect que je vous dois, suite au désistement de mes avocats, je n’ai plus rien à dire’’, a fait savoir l’ex-ministre de la défense nationale.
‘’C’est un droit qui vous est reconnu par la loi. La cour appréciera’’, lui répond le juge.
Pour Maitre Pépé Antoine Lamah, la stratégie du silence n’est que ‘’la continuité de la démarche de la défense de Dr Mohamed Diané qui veut à tout prix faire en sorte que ce procès ne tienne pas. Je n’ai pas vu notification d’une quelconque lettre de déport à date des avocats de Dr Mohamed Diané’’.
‘’Certains ont formulé leur lettre de déport dans les médias. Mais le débat judiciaire, c’est à la barre, pas dans la presse’’, clarifie l’avocat de la partie civile qui indique au juge audiencier que ‘’si l’on considère que Dr Diané n’a plus d’avocats, nous vous prions de faire application de la loi’’.
‘’En ce qui nous concerne, c’est un droit de Dr Mohamed Diané d’être défendu. Nous de la partie civile, nous serons très mal à l’aise d’avoir à faire avec un prévenu qui n’a pas d’avocat. Nous sommes respectueux du droit de la défense. Qu’un ou des avocats soient commis d’office pour assurer sa défense afin de garantir un procès équitable’’, plaide l’homme de droit.
L’affaire a été renvoyée au 17 avril prochain pour la commission d’office d’avocats au prévenu Mohamed Diané.
Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info
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