L’effondrement d’un immeuble R+5 sur une concession familiale à Hafia, ayant coûté la vie à cinq personnes, continue de soulever des interrogations. Selon Mamadi Oulada Dabo, un membre de la famille, son grand frère avait alerté le chef du chantier quelques heures avant le drame après avoir constaté une fissure sur l’un des piliers de l’immeuble. Mais, affirme-t-il, l’alerte n’a pas été prise en compte.
‘’Le superviseur du chantier à qui mon frère s’est adressé hier a éteint son téléphone. Nous ne savons pas où il est, à date’’, a déclaré Mamadi Oulada Dabo, qui déplore l’absence, jusqu’à présent, de toute personne se réclamant du chantier ou pouvant fournir des informations sur son propriétaire.
Selon le témoignage recueilli, la fissure avait été constatée dans la soirée, entre 18 heures et 19 heures, soit quelques heures avant l’effondrement survenu aux environs de 2 heures du matin, alors que les membres de la famille dormaient.
‘’Un autre grand frère qui est dans la famille avait alerté le chef du chantier sur la fissure qu’il a constatée sur l’un des poteaux, l’un des piliers de l’immeuble. Mais ce dernier n’a pas pris les alertes en considération. Et vers 2h du matin, pendant que toute la famille dormait, il y a eu l’effondrement de l’immeuble sur notre concession’’, a-t-il expliqué.
Le drame a fait cinq morts, selon la famille. Plusieurs corps ont été transférés à la morgue de l’hôpital Donka, tandis que les opérations de recherche se poursuivent.
Les proches des victimes dénoncent les conditions dans lesquelles le chantier a été conduit. Ils affirment que l’immeuble a été construit sans permis, selon les informations dont ils disposent.
‘’Normalement, quand vous implantez un immeuble, vous avez un panneau qui vous indique qui est le propriétaire, qui est l’architecte, et si c’est R+1 ou R+2’’, souligne Mamadi Oulada Dabo qui déplore l’absence de ces éléments sur le site : ‘’Ça veut dire que c’était une construction anarchique’’.
La famille appelle les autorités communales, notamment les services chargés de l’habitat, à renforcer les contrôles sur les chantiers afin d’éviter de nouveaux drames.