Lors d’une conférence de presse tenue le 16 avril, la directrice générale des élections, Djenabou Touré, a détaillé le fonctionnement des commissions chargées d’encadrer les élections communales et législatives prévues le 31 mai prochain. Elle a rassuré que tous ayant été minutieusement examinés par la commission nationale de validation.
Face à la presse, la directrice générale des élections a apporté de nombreuses précisions sur les mesures prises pour garantir la transparence et la rigueur dans le traitement des dossiers de candidature. De la réception des dossiers jusqu’à leur validation, en passant par les éventuels rejets, chaque étape est encadrée par des commissions spécifiques.
‘’Pour le scrutin uninominal et plurinominal, mais également pour la liste nationale, nous avons mis en place une commission nationale de réception et de validation des dossiers. Cette commission est présidée par moi-même et comprend le directeur général adjoint de la DGE, le conseiller juridique, le conseiller technique, ainsi que des représentants de plusieurs départements sectoriels’’, a expliqué Mme Camara.
Elle précise que ‘’nous avons associé le ministère des affaires étrangères, notamment à travers la direction des affaires juridiques, en raison des quatre circonscriptions dédiées aux guinéens établis à l’étranger. Ces questions étant éminemment juridiques, leur présence était indispensable’’.
Dans le même élan, la patron de la Direction générale des élections (DGE) a évoqué l’implication du ministère de la justice. ‘’Le directeur national des affaires civiles et du sceau ainsi que le directeur général du casier judiciaire sont membres de la commission nationale de validation. Le casier judiciaire est un élément constitutif essentiel.L’absence de ce document ou la présentation d’un faux peut entraîner l’élimination d’un candidat’’, a-t-elle affirmé.
‘’Le conseiller juridique du ministère, ainsi que le directeur général des affaires politiques, participent également aux travaux. Nous avons aussi impliqué le fichier national de l’état civil et de l’identification afin de vérifier l’authenticité des actes de naissance et autres documents fournis par les candidats’’, a ajouté la responsable de l’instance en charge des élections.
Revenant sur la méthode de travail adoptée, Djénabou Touré a indiqué qu’aucune ‘’commission de réception, que ce soit au niveau des préfectures ou des communes, n’avait le droit de rejeter un dossier. Tous les dossiers ont été acceptés au départ, puis analysés minutieusement par la commission nationale de validation, dossier par dossier, liste par liste, afin de vérifier la véracité des documents’’.
Concernant l’architecture du scrutin, elle a rappelé que ‘’la liste nationale relève d’un scrutin proportionnel permettant de présenter jusqu’à 49 candidats. Par ailleurs, 50 circonscriptions électorales sont prévues pour les scrutins uninominal et plurinominal’’.
‘’L es 33 préfectures de la Guinée constituent des circonscriptions, auxquelles s’ajoutent les 13 communes de Conakry. Il faut également noter l’existence de quatre circonscriptions pour les guinéens établis à l’étranger : l’Afrique, l’Europe, l’Asie et l’Amérique’’, a-t-elle précisé.
Selon elle, cette organisation vise à garantir une participation inclusive. A ses yeux, ‘’conformément aux dispositions de la nouvelle Constitution et du code électoral, il était essentiel de permettre aux Guinéens de l’étranger de prendre part au processus électoral’’.
La directrice générale des élections a rappelé que ‘’la première étape consistait à vérifier si le nombre de candidats était complet. Pour la liste nationale, il fallait s’assurer que les 49 candidats requis figuraient effectivement sur chaque liste avant toute autre vérification’’.
Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info
00224 662 78 58 57/salimbalde91@gmail.com