Dans notre vécu démocratique, surtout en Guinée, les institutions chargées d’organiser les élections sont souvent au cœur des tensions et des frustrations populaires. Le peuple attend d’elles qu’elles soient justes, indépendantes, au service de la vérité des urnes. Mais trop souvent, ces attentes sont trahies.
On a vu des commissions électorales soupçonnées d’être inféodées au pouvoir en place, d’annoncer des résultats contestés sans transparence, ou d’ignorer les recours des candidats lésés. Cela crée un sentiment d’injustice profond, une blessure dans la conscience collective. Car quand l’arbitre est perçu comme partial, le jeu démocratique perd tout son sens.
Humaniser ces institutions, c’est leur redonner leur vrai rôle : servir la vérité, respecter le peuple, protéger la paix. Rien de moins.
Boubacar Dieng