La première autorité de Mamou, par ailleurs vice-président de l’UPR, a expliqué aux militants de son parti la chronologie du déroulement de la cérémonie jusqu’à ce que les violences éclatent.
‘’Lorsqu’on nous a dit de quitter les loges et aller à la mosquée, nous avons été surpris par le nombre de personnes. Difficilement, on nous a cédé le passage. Il fallait forcer, mais au fur et à mesure qu’on arrivait, le monde devenait plus opaque. Donc, il était difficile de continuer’’, se souvient Amadou Oury Diallo.
Pour que la délégation gouvernementale puisse atteindre la mosquée, explique-t-il, il fallait que les agents de sécurité réagissent, mais en ne faisant pas usage de la force, précise-t-il. ‘’Parce qu’ils étaient à peu près 100 à 150 hommes en tenue devant plus de 3000 à 4000 fidèles. Donc, il n’était pas facile de maîtriser la situation’’, décrit le gouverneur de la région de Mamou.
Et de poursuivre : ‘’Au fur et à mesure qu’on avançait, la délégation gouvernementale s’espaçait, c’est ainsi que Bah Ousmane et Bouréma Condé se sont retrouvés devant nous et la foule les poussait. C’est comme si les gens les forçaient à aller vers le mur, c’était comme une embuscade’’.
‘’Mais comme ce sont des sportifs, ils ont eu la chance de grimper le mûr et de se trouver à l’intérieur’’, ironise-t-il, ajoutant qu’il faille féliciter Bah Ousmane et le général Bouréma Condé.
‘’C’est grâce à eux qu’il n’y a pas eu de morts. Le portail est tombé sur des dizaines de gens et la foule était prête à marcher sur eux. Bah Ousmane a pu sauver des gens et le ministre de l’Administration, en tant général, a donné l’ordre aux forces de sécurité de lancer les gaz lacrymogènes qui ont aussi permis de sauver les vies humaines’’, estime Amadou Oury Diallo.
Djiwo Barry, pour VisionGuinee.Info
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