A l’occasion d’une rencontre vendredi à Conakry avec le ministre Ibrahima Sory II Tounkara, les huissiers de justice ont saisi l’opportunité pour exposer les difficultés qui entravent l’exercice de leur profession. Au cœur des échanges : l’obtention de passeports de service, d’un siège et le soutien du gouvernement pour leurs activités à l’international.
Cette rencontre visait à échanger sur les problèmes rencontrés par les différentes corporations de la justice. Les représentants de la Chambre nationale des huissiers de Guinée ont listé les problèmes qui assaillent leur profession.
L’une des revendications majeures exprimées par Maître Camara concerne la mobilité internationale des huissiers guinéens. La corporation est en effet affiliée à deux grandes organisations, l’une continentale et l’autre mondiale, qui organisent chacune deux sessions de formation par an.
Selon le président d’honneur de la Chambre nationale des huissiers de Guinée, Maître Sory Daouda Camara, ‘’tous ceux qui sont là ont tous voyagé. Et pour voyager, ce n’est pas facile. Aujourd’hui, le monde est devenu très méchant. L’américain pense que c’est le guinéen qui rend son pays difficile. Le français pense que c’est parce que les Africains sont venus massivement que le pays est devenu dur. Il n’est pas facile d’obtenir les visas’’.
‘’Nous avons sollicité que le ministre veuille bien nous accompagner pour l’obtention des passeports de service pour l’ensemble des membres du bureau exécutif élargi au président honoraire’’, a expliqué Me Camara.
Il a justifié cette requête en s’appuyant sur l’expérience de leurs homologues africains. ‘’Nos collègues du continent, qu’est-ce qui facilite l’obtention des visas une fois qu’ils entrent dans les ambassades ? C’est qu’ils sont détenteurs de passeports de service. Quand c’est un passeport de service, ça passe rapidement’’, a-t-il affirmé.
Outre les passeports de service, a-t-il ajouté, ‘’nous avons sollicité l’obtention d’un siège, parce que nous n’en avons pas depuis l’explosion du dépôt de carburant de Coronthie qui a ravagé complètement notre siège, qui se trouvait dans l’enceinte de la cité Chemin de fer’’.
Les huissiers ont par ailleurs plaidé pour un soutien financier du gouvernement afin de participer à des rencontres internationales.
‘’On a parlé de l’organisation des colloques. Les pays portent leurs candidatures, mais sans le soutien du gouvernement, aucune chambre nationale ne peut valablement accueillir les huissiers venant d’Afrique et d’ailleurs dans le monde sans l’appui financier du gouvernement’’, a-t-il souligné, appelant le garde des sceaux à ‘’prêter une oreille attentive à ce volet également’’.
Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info
00224 621 77 38 52/bahpathe17@gmail.com