C’est une journée mouvementée que le secteur de l’éducation a connu ce mercredi 26 avril sur toute l’étendue du territoire national. Les enseignants contractuels qui réclament plusieurs mois d’arriérés de salaires ont battu le pavé pour exprimer leur ras-le-bol.
Pour le président du collectif des enseignants contractuels, cette journée de protestation a été une réussite. ‘’Notre appel a été largement suivi sur le terrain. Tous nos collègues ont battu le pavé en allant vers les DPE, les mairies pour demander à l’Etat de payer leurs dûs. Donc c’est une victoire’’, se réjouit Moussa Doré.
‘’C’est un mouvement qui va continuer toute la semaine. Tant que l’Etat ne pense pas à régulariser cette situation, tous les matins nous serons devant les DPE, les mairies pour réclamer à l’Etat ce qu’il nous doit. Donc, c’est un mouvement qui va continuer tous les jours’’, assure l’enseignant.
Aux dires du porte-voix des enseignants contractuels, ‘’il n’y a pas de volonté de la part de l’Etat. Comme on l’a dit, le préalable de ce recrutement a été raté. En réalité, si on devait recruter, il fallait faire la cartographie des besoins par préfecture. A travers ça, on saurait combien de contractuels on avait besoin par préfecture, matière et option. Dans ce cas, on ne serait pas là aujourd’hui. Mais comme le préalable a été raté, c’est pourquoi on est dans cette crise. Donc pour nous, c’est un travail bâclé suivi de conséquences’’.
Il prévient que cette crise, si elle n’est pas résolue, va avoir un impact sur le déroulement normal des examens. ‘’On est encore à plus d’un mois des examens. Donc si l’Etat veut éviter une crise, il faut nous payer rapidement pour éviter l’école guinéenne de connaitre une crise à l’orée des examens’’, alerte-t-il.
Djiwo Barry, pour VisionGuinee.info
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