Soixante (60) jours après la signature de l’accord-cadre, une co-entreprise devrait être mise en place pour le fonctionnement normal du projet Simandou. Dans le projet, 15% qui devraient revenir à l’Etat guinéen continuent un blocus entrainant un arrêt immédiat de toutes les activités du plus grand gisement du fer au monde.
‘’J’ai donné un délai supplémentaire de 10 jours. Cela est passé. Ensuite, les deux opérateurs ont été invités au palais présidentiel pour encore des discussions au cours desquelles le comité stratégique sous le leadership du président de la République a donné un délai supplémentaire de 14 jours’’, indique le ministre des mines.
Malheureusement, déplore Moussa Magassouba, ‘’malgré la production du code minier qui donne à l’Etat guinéen le droit de détenir 15% dans tous les projets miniers avec la possibilité, d’acheter 20% supplémentaires pour un total de 35% et que c’est mentionné dans l’accord-cadre en son article 7, force est de constater qu’aujourd’hui, les deux partenaires s’entendent pour brimer l’intérêt de la République de Guinée dans ce projet’’.
C’est pourquoi, dit-il, ‘’le comité stratégique du projet Simandou, après avoir usé de tous ses moyens a jugé qu’il était opportun que ce projet soit arrêté pour l’intérêt supérieur de la Guinée’’.
‘’Sur les 7 points de négociations, on a tout rapporté aux négociations de pacte d’actionnaires sauf les 15% qui constituent le seul point de blocus. Pourtant, cette contribution doit être gratuite, non contributive. Cela est contenu non seulement dans le code minier, mais aussi dans l’accord-cadre’’, insiste-t-il.
Malgré tout, prévient-il, ‘’si ces partenaires trouvent qu’ils n’ont pas de bons interlocuteurs ou vont essayer de minimiser le niveau de compréhension du régime guinéen de ces questions minières, je crois qu’elles se trompent. Le Ccef de l’Etat est très clair. Si l’intérêt supérieur des guinéens n’est pas protégé et cela se passe absolument et nécessairement par la sauvegarde des 15%, le projet Simandou va rester aussi longtemps que possible. La Guinée n’est jamais morte sans Simandou, le pays a existé sans ce projet’’.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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