Devant un large public du Bloc Libéral à Kindia, Faya Millimono a appelé à une rupture avec les anciennes pratiques afin de lancer une Guinée nouvelle. Le candidat du BL au scrutin du 28 décembre prochain promet de changer la donne et de redonner aux guinéens ce qu’ils méritent.
Faya Millimono, qui affirme être dans le combat politique pour la jeunesse guinéenne et les femmes de Guinée, affirme qu’aujourd’hui, ‘’quand on s’apprête à rentrer dans sa chambre pour se coucher, on a peur d’être kidnappé. Quand on voit son mari sortir, on a peur qu’il ne revienne plus à la maison’’.
‘’Quand on voit son enfant prendre son sac d’école, on a peur qu’il ne revienne plus à la maison’’, dénonce-t-il, promettant de mettre fin à cela le 28 décembre 2025.
Pour lui, ‘’nous avons une bureaucratie rampante qui bouffe tout à Conakry. Pendant que vous, ici à l’intérieur, vous n’avez pas de routes, vous n’avez pas de courant, vous n’avez pas d’eau potable, vous n’avez pas d’écoles dignes de ce nom, ni de centres de santé, ni d’hôpitaux’’.
‘’Je vais repeindre cette bureaucratie pour que la Guinée, l’arrière-pays, respire. Nous aurons donc des écoles mieux équipées. Nous allons stimuler l’esprit critique des guinéens. Nous allons introduire, dès le primaire, la langue anglaise. Parce que ce petit, même à Paris, vous avez plus de chances de trouver un boulot si vous maîtrisez l’anglais. Et nous allons faire en sorte que vos enseignants soient mieux payés pour être mieux motivés. Nous allons faire en sorte que vos enseignants aient chacun un toit et chacun ait une assurance pour lui-même et pour sa famille’’, explique-t-il.
Avec Faya Millimono président de la Guinée, ‘’la santé des guinéens sera une priorité absolue. Aujourd’hui, nous avons des gouvernements dont les ministres, quand ils sont malades, vont en France pour se faire soigner. Quand ils ont mal aux doigts, ils vont au Maroc pour se faire soigner ou ils vont en Tunisie pour se soigner. Est-ce qu’en Tunisie, au Maroc, en France, nous n’avons pas des hommes patriotes qui travaillent pour leur population en construisant et en équipant des hôpitaux ? Alors nous allons mettre fin à ce voyage à l’extérieur pour chercher la santé. Parce que tous les guinéens auront la santé ici, en Guinée’’, ajoute-t-il.
Il poursuit en indiquant qu’aujourd’hui, ‘’la majorité des jeunes sont au chômage. Il y a des ingénieurs, il y a des médecins qui conduisent des motos-taxis. Nous allons changer cela, parce que le premier mandat sera celui de la jeunesse guinéenne, le mandat des femmes. Nous avons des projets concrets qui permettront aux jeunes de Guinée d’être au travail. Et lorsque les idées sont bien formulées, nous voyons le potentiel pour ces entreprises qui seront mises en place. L’État subventionnera sans remboursement pour que la jeunesse soit capable de créer des entreprises et de créer de la richesse’’.
‘’Nous allons aussi mettre fin à un drame que nous vivons dans notre pays. Nous avons des richesses, Dieu nous a donné beaucoup de richesses. Nous avons la bauxite, nous avons le fer, nous avons le diamant, nous avons l’or. Mais nous prenons tout à l’état brut et nous l’envoyons ailleurs. C’est ailleurs que nous créons des emplois, et nos enfants, eux, sont obligés de traverser la Méditerranée pour atteindre l’Europe. Il faut mettre fin à ça’’, a promis le président du BL.
Il annonce que s’il est élu président, ‘’la transformation sur place de nos richesses sera non négociable parce que, regardez un peu, combien de compagnies minières exploitent la bauxite que vous avez chez vous en Guinée ? Beaucoup. Mais quels sont les emplois qu’ils proposent ? Des chauffeurs de camions, juste pour transporter la bauxite du chantier aux bateaux. Quand c’est parti, nos emplois sont partis, nos richesses sont parties. Pendant ce temps, la population guinéenne reste pauvre. Nous allons changer cela’’.
Il estime que pour désenclaver le pays, ‘’nous n’allons pas construire que des routes. Nous allons aussi construire des voies ferrées. Il y aura trois principales lignes prioritaires. Une ligne partant de Conakry, passant par Kindia, allant à Mamou, Dabola, Kouroussa, Kankan, jusqu’à la frontière avec le Mali. Cela permettra à la Guinée de construire un port sec à Kourémalé, qui générera beaucoup d’argent pour l’État guinéen’’.
Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info
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