Samedi dernier, au siège du Mouvement démocratique libéral (MoDeL), Faya Millimono n’a pas mâché ses mots en ce qui concerne la situation sociopolitique du pays. Pour le leader du Bloc Libéral (BL), la Guinée doit enfin apprendre de ses erreurs afin de garantir une meilleure santé démocratique.
Sur le podium du MoDeL, le leader du Bloc Libéral rappelle qu’à la prise de pouvoir par le CNRD, ‘’nos magistrats, dans la honte, se sont arrêtés devant les médias. Ils ont demandé pardon au peuple de Guinée’’.
Ce qui signifiait, selon lui, que ‘’toutes les décisions qu’ils avaient prises, ce n’était pas leur intime conviction, ce n’était pas les lois de la République qu’on interprétait’’.
C’est pourquoi, il estime qu’à partir de cet instant, ‘’on devait ordonner la libération de toutes les personnes qui avaient été condamnées par des magistrats qui n’agissaient pas en fonction des lois de notre République’’.
‘’Peut-être qu’on attend une autre occasion pour venir encore faire le mea-culpa. C’est une honte’’, s’indigne Faya Millimono.
Avant d’ajouter que ‘’dans tout pays où la justice ne marche pas, ce pays sera toujours en arrière. Je l’ai dit, si Macky Sall était un guinéen, il serait encore au palais Sekhoutouréyah. Mais au Sénégal, il y a une justice’’.
‘’Dès que les manœuvres ont commencé, la justice a dit à Macky Sall que les élections doivent être organisées à bonne date. Ça l’a été. Heureusement qu’ils ont eu la chance de libérer les deux prisonniers quelques jours avant le vote. Sinon, c’est de la prison qu’ils seraient arrivés au palais. Ça, c’est le Sénégal. Ça, c’est l’Afrique qui marche’’, a-t-il expliqué.
Pour lui, ‘’la Guinée, qui a ouvert la porte des indépendances, ne devait pas envier le Sénégal. Mais si nous envions le Sénégal aujourd’hui, c’est parce que notre système judiciaire ne marche pas. Et nos magistrats devraient savoir que nous n’attendons plus de pardon d’eux’’.
Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info
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