Faya Millimouno dépose un recours à la Cour suprême pour annuler le référendum constitutionnel

Le président du Bloc Libéral, Faya Millimouno, a déposé un recours ce vendredi auprès de la Cour suprême, demandant à l’institution judiciaire de procéder à l’annulation du référendum constitutionnel du 21 septembre dernier. Cette requête fait suite au rejet des résultats provisoires par son parti, qui dénonce un ‘’simulacre démocratique’’.

‘’Les manquements sont tellement clairs qu’on ne pouvait pas les passer sous silence’’, a indiqué Dr Faya Millimouno, précisant qu’’nous avons donc constitué un avocat qui a fait le travail avec nous et, puisque le délai était très court, 72 heures, il fallait que nous déposions notre recours aujourd’hui. Donc, c’est un recours en annulation du scrutin du 21 septembre’’.

Face à la presse, il a tenu à justifier en soulignant que ‘’la loi est faite pour être au-dessus de tout le monde. C’est la loi qui prévoit que lorsqu’il y a un référendum, si ceux qui ont été impliqués dans le processus constatent qu’il y a eu des manquements, des irrégularités, ils peuvent faire un recours en annulation’’.

‘’Dans notre cas et dans notre requête, nous avons précisé premièrement qu’on annule ce qui s’est passé, qu’on ordonne un audit indépendant du fichier électoral’’, a-t-il dévoilé.

Il rappelle que de l’Organe national autonome de supervision du référendum (ONASUR) ‘’n’a eu des gens nommés que lorsqu’on s’est assuré qu’il s’agit effectivement des militants du Oui. On a pris un militant du Oui qui a fait la campagne un peu partout à travers le pays pour le mettre à la tête de l’ONASUR seulement 72 heures avant le scrutin’’.

‘’Tout ça a été une mascarade qui a rabaissé la République’’, a-t-il dénoncé. C’est pourquoi, a-t-il dit, ‘’nous avons pensé que la Guinée est trop importante pour qu’on accepte que ce genre de choses devienne une loi dans notre pays’’.

Le président du Bloc Libéral affirme sa confiance en la plus haute institution judiciaire du pays. ‘’On a une Cour suprême qui a compétence de statuer sur ce genre de cas. Nous espérons que le droit sera dit’’, a-t-il conclu.

Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info
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