Commentant le discours à la nation d’Alpha Condé, le président du groupe parlementaire Libéral démocrate affirme qu’il a vu sur le petit écran un ‘’homme hésitant, qui a peur, qui n’était pas convaincu’’.
Il estime que le discours du président de la République était creux. ‘’Il veut nous distraire. Le problème qui est posé est connu. Les gens se sont exprimés. Le Premier ministre s’est exprimé au nom de son gouvernement. Nous avons créé le Front national pour la défense de la constitution (FNDC)’’, explique-t-il à des militants et sympathisants de l’UFDG réunis en assemblée générale à la Minière.
‘’On a posé le problème depuis des mois. Le président sort maintenant pour dire qu’il veut un dialogue. Allons-nous dialoguer avec le Premier ministre qui a dit doublement oui avec la nouvelle constitution ? On va discuter de quoi ? C’est un faux débat’’, laisse-t-il entendre.
Opposant un niet catégorique à l’appel à des consultations nationales, l’honorable Fofana assure qu’il ‘’n’y aura de dialogue avec personne. Ce n’est pas Kassory Fofana que nous attendons. Nous voulons d’Alpha Condé lui-même qui doit aller à la télévision assumer ce qu’il a l’intention de faire. Il faut qu’il ait le courage de dire : ‘Moi Alpha Condé, je veux un troisième mandat’. Ce n’est pas la peine de passer par Kassory Fofana’’.
Djiwo BARRY, pour VisionGuinee.Info
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Cette idée de consultations nationales n’est évidemment rien d’autre qu’une énième pantalonnade des tenants du pouvoir RPG/AEC. Cependant, à l’instar des autres leaders d’opposition qui ont déjà réagi sur le sujet, c’est le président de l’UFDG qui aurait tort à mon humble avis, de ne pas exprimer personnellement la position de son parti, à défaut de celle du collectif de l’Opposition Républicaine.
Le vice-président et député Dr FOF a beau être dans son bon rôle à travers ses propos, l’on ne peut s’empêcher de croire que CDD ne mesurera pas les dangers politiques du piège qu’AC lui tend ainsi au moyen de « l’appât » des relations d’amitié personnelles qu’il continue d’entretenir (ne serait-ce qu’officieusement…) avec le PM Kassory. A bon entendeur, salut !
« En politique, il n’y a que les ennemis qui ne trompent point, parce qu’on ne compte pas sur eux. » (John Petit-Senn)