Après 22 ans passés à la tête de la Gambie, Yahya Jammeh semble avoir du mal à abandonner le pouvoir. Après avoir contesté le résultat des élections, qui donnait son rival Adama Barrow vainqueur, il a instauré l’état d’urgence mardi lors d’une allocution à la télévision publique, dénonçant « un niveau d’ingérence étrangère exceptionnel et sans précédent » dans la vie politique gambienne qui crée une « atmosphère hostile injustifiée qui menace la souveraineté, la paix et la stabilité du pays ».
Tentative de bloquer la processus de transition ?
Après son recours raté auprès de la Cour suprême, il semblerait que le président ait trouvé un nouveau moyen de retarder l’échéance. Mais celui-ci fonctionnera-t-il ? Constitutionnellement, le président peut décréter l’état d’urgence pour sept jours. Il peut être prolongé jusqu’à 90 jours, mais seulement avec l’aval de l’Assemblée nationale… Lire la suite sur Jeune Afrique.