Resko Camara va-t-il prendre la poudre d’escampette ? C’est la crainte de la FIDH. La Fédération internationale des Ligues des droits de l’Homme s’alarme d’une possible nomination dans une ambassade à l’étranger de l’ancien gouverneur de Conakry.
« Sekou Resco Camara a été démis de ses fonctions le 19 mars 2014, explique Antonin Rabeq. Donc il y a maintenant un peu plus d’un mois. Ce dont nous nous sommes félicités. Il faut rappeler que Sekou Resco Camara, commandant de l’armée, a été inculpé formellement le 14 février 2013 pour des faits de torture. »
La FIDH s’est pourtant rapidement inquiétée d’entendre différentes informations selon lesquelles Sekou Resco Camara pourrait se voir offrir un poste à l’étranger dans une ambassade guinéenne. « Notre crainte, explique Antonin Rabeq, c’est que cela l’éloignerait de la procédure judiciaire dans laquelle il est mis en cause ».
« Si on se penche du côté des anciens membres influents du CNDD, cette junte militaire qu’a dirigé Sekou Resco Camara en 2009 en Guinée, beaucoup aujourd’hui ont été nommés à des postes diplomatiques, notamment d’ambassadeurs dans différents pays, regrette Antonin Rabeq. D’un point de vue de la procédure judiciaire, cela constituerait de fait une soustraction à une instruction judiciaire en cours. »
RFI