La Guinée est aujourd’hui étouffée par un système mafieux où le chantage, la peur et la corruption règnent en maîtres. Ceux qui prétendent gouverner ont transformé l’État en outil de prédation. Nos cadres, censés être des moteurs de progrès, sont réduits au silence par des menaces et des pressions indignes.
La gestion publique est devenue un théâtre de détournements et de trahisons. Les marchés publics se distribuent entre clans et complices, tandis que les écoles s’écroulent, les hôpitaux se vident de médicaments et les routes se transforment en pièges mortels. Le peuple, lui, paie le prix fort de cette voracité sans limites.
Ce n’est pas le manque de richesses qui condamne notre pays, mais la mainmise d’une minorité prédatrice qui instrumentalise la peur pour garder ses privilèges.
L’argent destiné à bâtir des infrastructures modernes et à offrir des opportunités à la jeunesse est détourné, gaspillé et utilisé comme monnaie politique.
Il faut le dire haut et fort : la Guinée ne progressera jamais tant que ce cercle vicieux ne sera pas brisé. Tant que la corruption dictera la loi, les compétences resteront étouffées, la jeunesse abandonnée et le peuple sacrifié.
Assez de médiocrités ! Assez de pillages ! Assez de mensonges !
L’histoire jugera sévèrement celles et ceux qui continuent de trahir les idéaux de la République.
Amadou Keriwel Barry
Jeune activiste et promoteur de la langue et culture africaines, très indépendant.
bkeriwel@gmail.com