C’est le cas du Kèndili en Guinée maritime, du Lépi en Moyenne Guinée, du Bakhagbè en Haute Guinée et de la Forêt sacrée en Guinée forestière. Sauf que l’usage de ces tissus, qui peuvent pourtant bien agrémenter le mode vestimentaire des guinéens, reste nettement limité. Une réalité qui n’échappe pas à la vigilance de la présidente des femmes de l’Union des forces républicaines.
Au siège de son parti samedi 4 juin, l’honorable Aissata Daffé a dégagé sa colère causée par cette situation qui n’en vaut pas la peine. ‘‘Nos différentes régions naturelles produisent des variétés de pagnes. Malheureusement, ces tissus ne sont pas très ulilisés. Or, ils devraient être notre identité. Nos artisans se battent pour nous habiller en tenue purement guinéenne. Mais nous éprouvons plus d’amour pour les productions des artisans d’autres pays, au détriment des nôtres. Il faut que cela change ! Il faut que nous revalorisions nos textiles !’’, a lancé la députée.
Même si Hadja Aissata Daffé dit ne pas s’opposer aux échanges entre Etats, elle formule fermement le souhait que les productions nationales soient mises en avant, en vue du décollage fulgurant d’un secteur aussi pourvoyeur de revenus que d’emplois qu’est le textile.
Mady Bangoura, pour VisionGuinee. Info
00224 664 29 48 51/mady.bangoura@visionguinee.info