Alors que le procès du massacre du 28 septembre se poursuit à Conakry, le ministre de la justice et des droits de l’homme se tourne vers la communauté internationale pour chercher des fonds en faveur des victimes. Après plusieurs jours à l’extérieur, Charles Wright annonce que la candidature de la Guinée a été acceptée pour bénéficier d’un fonds spécial à la CPI.
‘’Nous avons voulu à ce que la Guinée soit éligible au Fonds spatial d’indemnisation des victimes’’, annonce Charles Wright avant de souligner : ‘’A côté du Bureau pénal de la cour internationale, il y a un fonds spécial que la Cour a créé pour assister à tous les pays Etats membres du Statut de Rome qui seront demandeurs d’assistances financière, matérielle et psychologique. Aujourd’hui, la Guinée a été acceptée pour venir en aide aux victimes du dossier du 28 septembre’’.
Et de poursuivre : ‘’A partir du mois du février [2023], nous allons recevoir la direction du Fonds spécial en faveur des victimes qui viendra faire une réévaluation de la situation afin de mettre un plan d’actions pour prendre en compte toutes leurs demandes. Nous voulons une vision globale d’indemnisation. Et cela ne peut se faire sans les moyens financiers qui puissent vraiment répondre aux aspirations de tout ce qui est comme mesure réparatrice intérimaire’’.
Dans tous les cas, souligne le ministre de la justice et des droits de l’homme, ‘’la finalité de ce procès, c’est d’une part pour que les victimes puissent bénéficier d’une réparation des préjudices qu’elles ont subis et que ces préjudices puissent être réparés de manière spécifique et psychologique pour leur permettre d’avancer’’.
Sur Djoma TV, il assure que dans notre pays, ‘’il est clairement établi un fonds d’indemnisation des victimes. Puisque la Guinée est un État qui fait partie du Statut de Rome et nous payons notre cotisation, nous avons décidé de nous présenter pour que la CPI puisse s’acquitter de ses obligations vis-à-vis de la Guinée. Cela ne veut pas dire que nous sommes partis à ce procès sans que l’État ne puisse anticiper pour trouver une solution par rapport à l’indemnisation des victimes’’.
Aissatou DIALLO, pour VisionGuinee.Info
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