Il suffit justement de créer les conditions appropriées pour que cette jeunesse soit à la hauteur des attentes sans une vie démagogique. Et, si l’on ignore leur formation, c’est raté notre point de départ pour un avenir meilleur. Car, la formation est devenue un investissement rentable pour tous les États afin d’assurer le service public dans une bonne manière.
İl faut que nous sortons dans notre petit confort pour se former et être utile dans la société; que cela soit une formation dans l’entrepreneuriat ou pour un poste de responsabilité. Ne restons pas intacts sans une bonne formation pour jalouser ceux qui ont eu la chance ou le courage d’aller loin afin qu’ils occupent des bons postes au pays. Que vous soyez à l’intérieur ou à l’extérieur du pays, il y a toujours un mécanisme pour bien se former et être compétitif.
Cependant, cette jeunesse guinéenne est tellement fascinée pour de l’argent, ignore l’importance ultime de la formation professionnelle et académique. Au lieu qu’elle profite des bienfaits de la technologie pour se bâtir un monde meilleur, elle se laisse manipuler pour des causes absurdes.
Encore, les réseaux sociaux devraient être pour nous les jeunes, une source d’apprentissage ou de formation, de business, de l’information et de la communication. Malheureusement, c’est devenus un espace de distraction et de débats stériles. Alors, une jeunesse Facebook ne pourra rien changer pour le développement harmonieux dans notre pays. Malgré, tous ces outils efficaces de formations notamment les cours en ligne, les bibliothèques virtuelles, les cours sur Youtube et tant d’autres. Elle reste toujours dans son petit confort pensant voir le monde extérieur ‘’le mythe de la caverne’’.
Dans un pays sérieux, il n’est pas souhaitable de confier la destinée du pouvoir public aux apprentis politiques ou cadres sans qualification ni formation adéquate pour répondre aux aspirations des citoyens. Mieux vaut confier un haut poste de responsabilité à un cadre bien formé qu’à un cadre limité d’esprit. Donc, il est nécessaire qu’on mette un accent sur la bonne formation.
Il ne s’agit pas de terminer la licence ou le master, avec ces diplômes pour se dire être suffisamment formé ; il faut le mériter et avoir une culture générale, une formation continue, l’amélioration du savoir collé aux réalités, participer aux ateliers de formation, conférences, séminaires… Et, İl ne suffit pas de faire la formation, mais une bonne formation pour apporter du nouveau.
Oui, c’est vrai qu’il est difficile d’avoir une formation de qualité sans les moyens financiers dans un pays très pauvre. Pour cela, les pouvoirs publics, les acteurs concernés doivent intervenir et prendre en compte la formation des citoyens ou les jeunes cadres comme un levier du développement. L’État doit mettre toute son énergie pour la formation de ses cadres, en prévoyant une politique de l’éducation axée sur les résultats et en créant des écoles de formations rapides et performantes.
De toute façon, une bonne formation a un fruit très doux pour une jeunesse guinéenne très compétitive et responsable.
Ibrahima CHERIF
Sciences Politiques et Administration Publique
Necmettin Erbakan üniversitesi/Turquie
E-mail : ibrahimacherif88@gmail.com