Après deux jours passés dans les locaux de l’Office de protection du genre, de l’enfance et des mœurs (OPROGEM), la chanteuse Mariama Bah, connue sous le nom de Yama Sega, et la communicante Mariama Kaba dite Maya ont été déférées ce lundi 20 avril devant le Tribunal de première instance de Mafanco. Poursuivies pour atteinte à l’ordre public, propos injurieux, outrage et atteinte à la dignité humaine, les deux femmes doivent désormais répondre de leurs actes devant la justice.
À la barre, Yama Sega n’a pas cherché à esquiver. Elle reconnaît avoir été à l’origine de l’escalade verbale, tout en évoquant un moment de perte de contrôle.
“J’avoue que j’ai été la première à prononcer le nom de Maya Kaba. Pour moi, c’était une manière de répondre à ses attaques. J’étais sous l’effet de la colère et je pensais que c’était la meilleure façon de répliquer. Aujourd’hui, je reconnais que j’ai eu tort et que j’ai franchi une limite”, déclare-t-elle.
L’artiste admet avoir enfreint la loi et regrette l’image renvoyée. “J’ai violé la loi parce que j’étais emportée par la colère. Cela ne fait pas honneur à la femme guinéenne que je suis. Avec du recul, je comprends que mes propos n’étaient pas appropriés, même si je ne pensais pas aux conséquences sur le moment”, confesse-t-elle.
Elle assure n’avoir “pas tenu de propos menaçants. Mon intention n’était pas de nuire physiquement, mais plutôt de toucher la dignité de mon amie. C’était une réaction émotionnelle, pas réfléchie”.
Très suivie sur les réseaux sociaux, Yama Sega dit mesurer aujourd’hui l’impact de ses actes, notamment en tant que mère.
“Je n’ai pas grand-chose à dire à part demander pardon à la population guinéenne. J’ai plus de 750 000 abonnés qui me suivent, et j’ai un enfant de 11 ans. Je réalise que j’ai beaucoup à perdre et que je dois donner un bon exemple”, affirme-t-elle.
Elle explique également les raisons de sa publication à l’origine de la polémique. “Si j’ai publié sur mon compte Facebook, c’est parce que la situation allait trop loin. Je voulais qu’elle arrête. Mais aujourd’hui, je vois que ce n’était pas la bonne manière de gérer les choses”, se défend la prévenue.
Dans un ton plus apaisé, la chanteuse indique que “mon état d’esprit aujourd’hui, c’est de demander pardon à la population guinéenne et aux autorités compétentes. Je regrette sincèrement ce qui s’est passé”.
Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info
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