Reçue ce mardi 21 avril à la Primature par le Premier ministre Bah Oury, une délégation de la Cour pénale internationale (CPI), conduite par le procureur général adjoint Mame Mandiaye Niang, est venue se rassurer de la bonne conduite du deuxième volet du procès du massacre du 28 septembre 2009.
‘’Nous avons eu à tenir un certain nombre de discussions avec les autorités pour nous assurer que la phase d’appel va se tenir. Il y a le deuxième volet aussi qui vient de connaître d’autres développements, mais là aussi nous avons parlé aux autorités pour nous assurer que ce deuxième volet-là va se tenir’’, indique le procureur adjoint de la CPI, avant de souligner que ‘’depuis l’ouverture d’un examen préliminaire en 2009, le choix de la complémentarité a été privilégié, confiant à la Guinée la responsabilité de juger les faits, avec l’appui de la CPI’’.
Mame Mandiaye Niang assure que son institution suit la poursuite normale de la deuxième phase du procès. ‘’Nous savons bien que parfois, il peut y avoir des difficultés dans le calendrier. Mais nous avons encore une fois insisté pour que, quelles que soient les difficultés, ce soit des renvois à date fixe. Parce qu’en fait, c’est un procès qui est suivi dans le monde entier. Aussi, il est important que les différentes phases soient tenues avec transparence, y compris dans les délais, et à chaque fois nous sommes ici pour le rappeler’’, assure-t-il.
Il ajoute que ‘’nous savons qu’il y a des difficultés. Mais la partie qui a été prise, c’est d’accompagner la Guinée dans la gestion de ces difficultés-là. Nous nous attendons à ce que la Guinée soit à la mesure de ses responsabilités. La Guinée, quand même, a construit des infrastructures pour abriter le procès et elle l’a fait seule. Donc cela témoignait quand même d’une volonté très forte. Donc, c’est plus qu’un espoir, il y a un vécu’’.
‘’Il y a des difficultés, mais nous avons aussi pris le pari de dire la vérité. Parce qu’il est important qu’une solution vivante soit donnée à un problème vivant. Car, si ça tarde trop, que ce soit les victimes ou même les présumés auteurs peuvent ne pas vivre suffisamment longtemps pour en connaître la fin. Donc voilà autant de difficultés que nous évoquons avec nos partenaires au niveau du gouvernement et au niveau du garde des sceaux’’, explique M. Niang.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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