C’est depuis Fria où elle est partie assister à la cérémonie de fin de veuvage de sa belle-sœur, Mme Barry Adama Oury Baldé dit avoir eu vent de l’arrestation de son mari.
‘’Hier à 20h, mon mari m’a appelée au moment où j’étais en train de diner. Vers 21h, j’ai essayé de le rappeler, son téléphone sonnait, mais il ne décrochait pas. A 21h30, mon fils m’a appelée en pleurant pour me dire qu’ils ont arrêté son père. Il m’a raconté que deux pickups sont venus s’arrêter devant la cour. Deux personnes sont venues frapper à la porte, quand mon mari est sorti, on lui a dit qu’il est en état d’arrestation.Il voulait retourner à l’intérieur de la maison, ils lui ont demandé de les suivre’’, relate-t-elle.
‘’Pourquoi ont-ils mis aux arrêts mon mari ? Qu’a-t-il fait de mal ? Mon beau-frère était sorti, à son retour à la maison, les gens ont commencé à dire que son frère a été mis aux arrêts. Il s’est rendu au commissariat de Bonfi, mais il ne l’a pas trouvé là-bas. C’est vers 2h du matin que mon mari m’a appelée avec le numéro que quelqu’un d’autre pour m’informer qu’il est détenu à Dixinn Terrasse, non loin du stade du 28 septembre. Et quand je lui ai demandé le motif de son arrestation, il m’a fait savoir qu’il l’ignore’’, précise Mme Barry.
Elle ajoute que militer au sein d’une entité pour la défense des acquis démocratiques est loin d’être un crime. ‘’C’est son choix, chacun est libre, ce n’est pas un crime, puisque nous sommes en démocratie’’, estime notre interlocutrice.
Mme Barry révèle que les agents de sécurité ont ‘’arrêté mon mari devant notre enfant de 6 ans. Ce dernier est bouleversé, il ne fait que pleurer. Si quelque chose de mal arrive à notre enfant, je suis prête à me sacrifier. Comme ils ont l’habitude de tuer les gens, peut-être qu’ils vont me tuer aussi’’.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.info
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