En ce mois de pénitence, nombreuses sont les femmes qui se frottent les mains avec la régularité dans la fourniture en électricité. Entre la préparation de mets divers à conserver dans les réfrigérateurs et les provisions destinées à durer une semaine, voire un mois, elles partagent avec notre rédaction leurs astuces et méthodes pour faire face à cette période particulière.
Quelques années en arrière, avec les coupures intempestives du courant électrique, il était impossible de penser à une telle approche, au risque de voir tous ces condiments pourrir.
Fatoumata Barry, ménagère, vend du jus naturel fait à base de gingembre et d’autres ingrédients, ainsi que du bissap. Elle explique les avantages liés à la régularité du courant électrique.
‘’A part les sauces que je prépare pour les garder dans les frigos, je fais aussi du bissap et du du jus de gingembre que je revends. Mon mari me donne l’argent pour deux jours, ce qui me permet de me consacrer à la préparation de mes jus. Avec ça, je gagne du temps. Parce qu’avant, le courant n’était pas stable, je devais aller tous les jours au marché, préparer, m’occuper de mes enfants et faire tous les travaux ménagers, ce n’était pas évident’’, indique-t-elle.
Même son de cloche chez Mariam Mara, comptable de profession, qui explique combien de fois la fourniture du courant électrique est une bouffée d’oxygène pour les ménages.
‘’Je fais mes courses à la fin de chaque mois et je les conserve dans le frigo. Comme je travaille du lundi au vendredi, je consacre le dimanche à la préparation de différents plats. Ça m’arrange beaucoup, sinon c’est très compliqué avec le travail que je fais. Le soir, quand je rentre du service, je prépare seulement le riz. Avec les appareils électroménagers, tout est devenu plus facile’’, se réjouit Mme Mara, espérant ne plus revivre les périodes où l’électricité était une denrée rare à Conakry.
Mariama Diallo partage que son époux refuse de consommer des sauces conservées au réfrigérateur. Ce qui l’oblige à préparer des repas frais chaque jour.
‘’Mon mari est un peu compliqué. Il ne mange pas une sauce sortie du frigo. Donc, je prépare chaque jour. Ça me fatigue, mais je n’ai pas le choix. Puisque le courant est stable, je vais au marché chaque semaine, ce qui me facilite au moins la tâche’’, relativise-t-elle.
Djiwo BARRY, pour VisionGuinee.Info
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